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Formulaire de recherche

L'EnsAD vous invite à 3 soutenances de thèse SACRe

Manifestations, le 27 novembre 2017
(Sciences Arts Création Recherche, PSL - École doctorale 540, ENS - Laboratoire EA 7410) Augusta Danner, le 4 décembre à l’EnsAD. Ianis Lallemand, le 5 décembre à 14h à la Gaîté Lyrique. Lia Giraud, le 12 décembre à l’EnsAD.
  • Soutenance de thèse SACRe Soutenance de thèse SACRe © Lyes Hammadouche

Descriptif

Informations

Le doctorat SACRe (Sciences, Arts, Création, Recherche)
Programme phare de l'Université de recherche Paris Sciences & Lettres (PSL), SACRe réunit les cinq grandes écoles d'art et de création de Paris et l'ENS. Il est dédié aux créateurs. Explorer les territoires communs de la recherche et de la création, permettre à des créateurs et à des chercheurs de travailler et d'inventer ensemble : telle est l'ambition. Interdisciplinaire dans son esprit, elle réunit des artistes, créateurs et designers, mais également des théoriciens en sciences exactes, humaines et sociales, mettant ainsi en jeu une étroite articulation de la pensée et du sensible. Le doctorat SACRe consiste en la création d'œuvres, étroitement associées à une démarche réflexive s'appuyant sur des champs théoriques et scientifiques. Récemment créé, SACRE / le laboratoire (EA 7410) réunit une centaine de chercheurs dont une cinquantaine de doctorants. Cet ensemble fait de SACRe un dispositif de formation et de recherche unique en Europe.
Directeurs SACRe : Emmanuel Mahé & Jean-Loup Rivière
Information : direction.sacre(at)univ-psl.fr / www.univ-psl.fr

 

>>  Augusta Danner
Lundi 4 décembre, 14h
EnsAD - 31, rue d’Ulm 75005 Paris
Sur réservation

Architecture et socialité
Le design architectural d’une école nationale supérieure d’art et de design : l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD – Paris)
Une analyse empirique par la sociologie de l’architecture
Thèse présentée par Augusta Danner (née Müller)
Dirigée par Marc Crépon (ENS) et Emmanuel Mahé (EnsAD)

Jury et experts :
Marc Crépon (Directeur de recherches CNRS, École Normale Supérieure, Directeur de thèse)
Emmanuel Mahé (Directeur de la Recherche, École nationale supérieure des Arts Décoratifs, CoDirecteur)
Philippe Potié  (Professeur, École d'architecture de Versailles, Examinateur)
Christian Le Moenne (Professeur Émérite des Universités, Rapporteur)
Barbara Vinken (Professeur, Université de Munich LMU, Rapporteuse)

Architecture et socialité est une thèse de recherche en design et philosophie, développée en utilisant à la fois la théorie de l’Acteur-Réseau et une enquête quantitative ayant pour but d’analyser le design architectural de l’EnsAD et ses influences sur les comportements sociaux. Ce travail théorique à été réalisé dans le cadre du Programme doctoral SACRe.

La soutenance s'articulera autour d'une présentation de la recherche avec une projection de photos, suivie d'un échange avec le jury.

Augusta Danner est designer, chercheur et professeur de grec moderne. Ses recherches explorent à la fois l’influence de l’architecture sur le comportement social,  les théories du design industriel et le fonctionnement des musées virtuels.

Résumé de la thèse:
Dans sa thèse, Augusta Müller s’intéresse à l’influence de l’architecture sur le comportement social, en utilisant l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD) comme objet de recherche. Elle se concentre sur les incidences et les associations qui proviennent du contact avec l’architecture. L’ensemble de bâtiments de l’EnsAD a été divisé en dix parties pour préparer une étude empirique. Une approche triangulaire a été utilisée pour cette enquête empirique. L’atmosphère architecturale de l’EnsAD a été collectée grâce à une enquête quantitative menée avec les étudiants. Les rapports associatifs des éléments architecturaux de l’EnsAD ont été quant à eux étudiés avec la théorie de l’acteur-réseau, en se basant sur un entretien collectif mené avec des étudiants. Les résultats ont montré que les incidences et les associations ont un effet : il existe un processus communicatif avec les éléments qui n’apparaît pas avec le langage, mais avec les incidences et les associations, qui transmet du sens et stabilise les comportements sociaux spécifiques.

 

>> Ianis Lallemand

Mardi 5 décembre, 14h
Auditorium de la Gaîté lyrique
3bis rue Papin 75003 Paris
Sur réservation

Matière en acte : les rapports entre conception et matérialité dans la production matérielle numérique
Matière en acte est une thèse de recherche et création en art et design, développée selon une double approche : empirique — concrétisée par la réalisation de projets et d'expériences — et réflexive — prenant la forme d'un travail écrit.
Thèse présentée par Ianis Lallemand
Dirigée par Antoine Picon et Samuel Bianchini

Jury et experts :
Samuel Bianchini (Maître de Conférences, École nationale supérieure des Arts Décoratifs, CoDirecteur de thèse)
Sophie Fétro (Maître de Conférences, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Experte)
Sara Franceschelli (Maître de Conférences, École normale supérieure de Lyon)
Antoine Picon (Directeur de Recherche, École des Ponts ParisTech, Directeur de thèse)
Warren Sack (Professeur, Université de Californie à Santa Cruz, Examinateur)
Wolfgang Schäffner (Professeur, Université Humboldt de Berlin, Rapporteur)
Mme Andrea Urlberger (Maître-Assistant des ENSA, École nationale supérieure d’architecture de Toulouse, Rapporteuse)

Matière en acte est une thèse de recherche et création en art et design, développée selon une double approche : empirique — concrétisée par la réalisation de projets et d'expériences — et réflexive — prenant la forme d'un travail écrit.

La soutenance s'articulera autour d'une présentation de la recherche, suivie d'un échange avec le jury, et de l'exposition d'une sélection de travaux.

Ianis Lallemand est designer, artiste et chercheur. Ses recherches explorent les tensions et convergences entre code, matière et forme, dans le cadre d'une pratique générative de la conception et de la fabrication numériques.

Résumé de la thèse:
Alors que l'évolution des pratiques de fabrication numérique dans les champs de l'art, de l'architecture et du design semble pointer vers l'émergence d'une « nouvelle matérialité », marquée par les développements contemporains de la robotique, de la computation et des sciences des matériaux, les discours entourant l'usage des machines à commande numérique restent trop souvent dominés par une compréhension passive de l'idée de matière. Cette thèse se propose d'actualiser la vision des rapports entre conception numérique et matérialité, en développant des schémas productifs ouverts à l'expression de formes d'agentivité matérielle. Cherchant à dépasser l'articulation prescriptive traditionnelle entre conception et fabrication, elle défend l'idée d'une redistribution de l'autorité vers un réseau d'acteurs productifs autonomes. L'argument développé vise avant tout à mettre à jour des méthodologies pratiques ainsi qu'un cadre conceptuel partageables, susceptibles d'être réinvestis par d'autres praticiens. Cinq expérimentations pratiques, reliées par leurs usages prospectifs de la programmation et de la fabrication numérique, en constituent l'ossature empirique. Mobilisant des auteurs comme Gilbert Simondon et Andrew Pickering, le travail de conceptualisation réalisé permet d'opérer un retour réflexif sur ces expériences, et d'en situer les enjeux au regard d'un certain nombre de précédents historiques, tels ceux de la production numérique non standard et de la cybernétique.

 

>> Lia Giraud
Mardi 12 décembre à 15h
EnsAD
31, rue d'Ulm  75005 Paris
Salle d’exposition : Plateau vidéo / Échange avec le jury : Amphithéâtre Rodin
Sur réservation

L’œuvre-processus est une thèse de recherche et création en art développée selon une double approche : pratique — concrétisée par la réalisation de projets et d’expériences — et réflexive — prenant la forme d’un travail écrit. La soutenance s’articulera autour d’une présentation de la recherche, suivie d’un échange avec le jury, et de l’exposition d’une sélection de travaux.

Thèse présentée par Lia GIRAUD
dirigée par Samuel BIANCHINI et encadrée par Claude YÉPRÉMIAN

Jury et experts:
Michelle DEBAT, Université Paris 8, Rapporteure
Jean-Paul FOURMENTRAUX, Université Aix-Marseille, Rapporteur
Geneviève ALMOUZNI, Institut Curie, Examinatrice
Perig PITROU, Collège de France, Examinateur
Ivan TOULOUSE, Université Rennes 2, Examinateur
Samuel BIANCHINI, École nationale supérieure des Arts Décoratifs, Directeur de thèse
Claude YÉPRÉMIAN, Muséum Nationale d'Histoire Naturelle, Encadrant de thèse

L’œuvre-processus est une thèse de recherche et création en art développée selon une double approche : pratique — concrétisée par la réalisation de projets et d’expériences — et réflexive — prenant la forme d’un travail écrit. La soutenance s’articulera autour d’une présentation de la recherche, suivie d’un échange avec le jury, et de l’exposition d’une sélection de travaux.

Résumé de la thèse:
Comment la mise en œuvre de processus biologiques et techniques, dialoguant au sein d’un dispositif artistique, contribue t-elle « en pratique » à l’élaboration d’un « milieu associé » nécessaire dans notre contexte technoscientifique actuel ?
Notre identité, qui se définit dans une double expérience biologique et culturelle du monde (E. Morin), semble aujourd’hui mise en tension par l’existence d’un « milieu dis-socié » (B. Stiegler) fragilisant l’élaboration individuelle et collective. Dans son approche du vivant et de la technique, le contexte technoscientifique actuel favorise ce sentiment de discontinuité : malgré une proximité physique grandissante, les opérations qui rassemblent ces deux entités semblent en effet occulter l’expérience sensible et significative qu’elles suscitent. S’appuyant sur une pratique personnelle, mise en regard d’un état de l’art, cette thèse d’artiste envisage de soigner cette relation, en la mettant « à l’œuvre » au cœur du dispositif artistique : le « médium » artistique sera envisagé comme un « milieu associé » (G. Simondon) capable de lier forme et structure, éléments naturels et techniques, expériences physique et psychique. Par sa qualité à concilier action, matérialité, perceptibilité et signification, l’approche artistique du processus s’offre comme hypothèse de recherche choisie : Les œuvres-processus instaurent ainsi un dialogue opératoire et significatif entre des processus vitaux et techniques, constituant un corpus d’œuvres et de projets interdisciplinaires dans lesquelles scientifiques, ingénieurs et artistes collaborent. Parmi eux, une expérience d’apprentissage épigénétique intitulée Éducation à la danse pour 8 plantes Télégraphe, une recherche autour des stromatholites qui explore le caractère mythologique de la biominéralisation et l’esthétique du geste technique ; ou encore le Temporium, une sculpture-laboratoire créant des images vivantes et qui cristallise plusieurs aspects de ce travail de recherche : le passage de la recherche à l’œuvre, les contraintes d’un matériau vivant, le double défi technique et esthétique du projet et l’autonomie de l’œuvre en exposition. La description et l’analyse de cette recherche « par la pratique » serviront de terreau pour répondre à notre problématique, sous une forme plus théorique, abordant autant les enjeux esthétiques de l’œuvre-processus que les potentiels du contexte de recherche en art qui accompagne sa création. Par son esthétique du devenir, sa qualité de milieu physico-symbolique, l’œuvre-processus déploie une activité relationnelle qui contribue non-seulement à une expérience esthétique associante, mais ouvre aussi le lieu d’exposition à un nouveau rôle sociétal. Si elle apparaît initialement comme une contrainte, la technicité de l’oeuvre-processus pourra être source d’individuation pour son praticien. Cette dimension instrumentale ouvre également des pistes de valorisation hors du champ artistique, aidée par le caractère interdisciplinaire des projets. Sur un plan plus immatériel, cet écosystème de recherche pluriel contribue aussi à l’expression d’une « singularité collective » et à l’élaboration d’une « fabrique du commun ». Néanmoins ponctuée d’échecs, cette recherche pointe ses fragilités en révélant certaines limites de l’artiste-chercheur face aux contraintes du milieu artistique actuel. Ce constat nous mènera à prendre en compte l’ « écologie » de ce projet, l’œuvre-processus apparaissant comme un support privilégié pour la création d’un système, visant à travailler ensemble les dimensions mentales, environnementales et sociales qui caractérisent l’expérience humaine.