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Formulaire de recherche

Rapport d'activité 2016

Descriptif

Informations

2016, une année de consolidation et de grands enjeux
Après le foisonnement des idées lancées dans les groupes de travail internes en 2014 et 2015, le temps de la mise en oeuvre s’est installé.
Pour certains projets, la concrétisation est advenue. Ainsi la préfiguration de l’École nationale de Mode et Matière-Paris Fashion School by PSL à la rentrée 2016, la mise en place de la 6e année professionnante et de l’année D0 préparatoire au doctorat, l’insertion de l’École dans le programme de formation des artistes en milieu scolaire (AIMS), la mise en oeuvre de collaborations d’ingénierie pédagogique à l’international.

D’autres sont en phase de consolidation, après une année expérimentale en 2015 : ainsi, à la rentrée 2016, les modules Recherche Création ont offert aux élèves de 2e et 3e année, 15 propositions de projets interdisciplinaires sur un quadrimestre ponctué par un workshop final en décembre. La fluidité des parcours et le travail en commun entre spécialités ont été confortés dans le cadre des pôles pédagogiques créés en 2015 (Image-Objet, Espace-Temps, Méridiens) et souvent en appui des partenariats, toujours plus nombreux, avec des institutions publiques ou privées, qui offrent aux élèves des expériences préprofessionnelles très riches.

Le cycle supérieur de recherche EnsadLab a poursuivi le renforcement de sa structuration avec le renouvellement des groupes de recherche thématiques du laboratoire et le bénéfice de l’annonce de l’implantation à l’EnsAD de l’Équipe d’Accueil Sciences Arts Création et Recherche, au titre du doctorat SACRe de PSL.

Pour porter ces projets, toutes les forces de l’École se sont mobilisées, aussi bien du côté des personnels que des étudiants et ont nourri un dialogue permanent et animé, y compris en dehors des réunions des instances statutaires.
L’environnement administratif, lui aussi en évolution, a dû intégrer les nouvelles procédures GBCP (gestion budgétaire et comptable publique) dans un contexte difficile de vacance de postes administratifs et de départ de l’agent
comptable. L’ensemble des fonctions support a été mis à forte contribution, aussi bien pour le fonctionnement quotidien que lors des événements tels Les Journées Portes Ouvertes (10 000 visiteurs), les D’Days (exposition au Bastille
Design Center) ou le défilé des collections des diplômés Design vêtement.

Mais surtout cette année 2016 – qui porte le sceau du 250e anniversaire de la fondation de l’École – s’est révélé être une année où des choix stratégiques exceptionnels pour le futur se sont formulés.
Tout d’abord : quelle position adopter par rapport à l’évolution de Paris Sciences et Lettres-PSL Research University – dont l’établissement est membre depuis l’origine – vers une « université intégrée » dont les contours ne sont pas dessinés dans les modèles juridiques existants ? Cette évolution juridique est la condition majeure posée à PSL et donc à chacun de ses 25 membres, pour concourir valablement afin d’obtenir le label IDEX de façon définitive à l’issue d’une période probatoire qui s’achèvera en octobre 2017. L’EnsAD n’est pas bâtie sur le modèle universitaire et elle tient à ses spécificités.

C’est donc dans un délai très contraignant que se sont élaborés les premiers scenarios vers un modèle, écartant toute idée de fusion, et préservant les fondamentaux de l’autonomie de l’École : maintien de la tutelle du ministère de la Culture, préservation du budget et de la politique RH notamment sur les recrutements des enseignants, mise en oeuvre des formations correspondant au diplôme de l’École. Ces positions partagées avec les quatre autres écoles du ministère de la Culture membres de PSL (ENSBA, CNSAD, CNSMD, La Fémis) continueront d’être défendues tout au long du processus.

Tout aussi inattendue, la proposition de l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles (EPV), de mettre à disposition de l’École, pour un projet de développement, les espaces devenus vacants de la Grande Écurie, soit un potentiel de 7000 m2. Devant cette opportunité exceptionnelle, l’École est placée devant le défi de pouvoir concevoir et porter des projets de nouvelles actions pédagogiques et culturelles d’envergure hors de son site historique de la rue d’Ulm. Un protocole d’accord a été signé en ce sens le 21 juillet 2016 entre l’EPV et l’École. Le chantier de réflexion est ouvert. Les études de faisabilité technique et financière se mettront en place très rapidement. S’ouvrir à de nouveaux publics étudiants, professionnels ou citoyens, nationaux et internationaux, accroître son
rayonnement, être au service de l’art, de l’innovation et du design au meilleur niveau : telles sont les perspectives bien enthousiasmantes de l’École en ce début d’année 2017, dans le prolongement de 2016, année charnière.

Fière de sa longue histoire, l’École doit s’attacher à se projeter en École du futur.

Marc Partouche
Directeur de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs - Paris

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