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Trop penser me font amours

Cléa Arnulf, Trop penser me font amours
Grand projet, Scénographie, 2015
À partir des Fragments d’un discours amoureux de Roland Barthes. Trop penser me font amours, dormir ne puis, Si je ne vois pas mes amours toutes les nuits.
  • © EnsAD / Marie Genin
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  • © EnsAD / Marie Genin
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Descriptif

Informations

L’amoureux laissé seul tourne en rond, “court dans sa tête”, somnambule pris au piège des délires de son imagination. Et pourtant, ce papillon de nuit affolé effectue en vol des figures que nous reconnaissons tous pour les avoir vécues et pratiquées : l’angoisse d’attente, la déclaration, l’absence de réponse...
Ces instantanés du sentiment amoureux composent les Fragments d’un discours amoureux. Barthes saisit ainsi par petites touches le répertoire culturel atemporel dans lequel nous piochons sans vraiment nous en rendre compte -en un mot, des clichés. Mais pourtant, une fois dans ces cadres, nous en glissons et continuons notre course, puisque l’amour demeure insaisissable dans sa totalité.

Le projet prend la forme d’une installation grandeur nature réalisée au sein du laboratoire photo de l’école, le lieu même où l’on manipule l’image. Entre intimité de l’obscurité et distance de l’optique et de la chimie, ce lieu n’est pas tout à fait étranger à celui dont le vrai roman d’amour est La Chambre Claire.
Le spectateur est invité à pénétrer à l’intérieur de différentes cabines, à manipuler des dispositifs, à découvrir des vidéos, un matériel en constant renouvellement le temps des représentations.
Car en écho aux vidéos où ils apparaissent, cet espace est habité par plusieurs performers - scientifiques, photographes, anges en transit - qui manipulent et modifient les contenus des cabines.

L’installation et la performance ont pour but de mettre en évidence l’ambiguïté de la temporalité amoureuse au coeur de l’essai de Barthes. En effet, là où l’amoureux pense vivre une expérience unique et exceptionnelle, nous pouvons voir une répétition perpétuelle malgré les variations du hasard, comme un sentiment de déjà-vu, une matérialisation du souvenir menacée par le temps autant que par le mensonge. Et pourtant chaque histoire est unique, chaque émotion sincère : "il ne faut pas trop médire des lieux communs", aurait dit Oscar Wilde, "on met des siècles à en faire un".

Étudiant(s)
Cléa Arnulf
Titre
Trop penser me font amours
Type
Grand projet
Secteur
Scénographie
Année
2015