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Ce vertige qui le tient droit

Julia Gault, Ce vertige qui le tient droit
Grand projet, Art-Espace, 2016
Élever la matière, l’ériger pour lui faire atteindre des hauteurs qui lui sont naturellement étrangères, tenter de faire de même avec son propre corps, relève d’un défi qui nous dépasse. Nous sommes invariablement attirés par les entrailles de la Terre, au même titre que les éléments qui nous entourent. La pesanteur terrestre est un phénomène — une force — qui régit le monde. La contredire, la contourner, la défier, lui faire front : les problématiques liées à la verticalité sont au coeur de mon travail.La verticale, cette ligne à la fois immatérielle et physique, fait le lien entre le haut et le bas, la terre et le ciel. Elle peut être ascendante ou descendante.
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
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Descriptif

Informations

Inspirée par les formes hautes du paysage terrestre — par exemple la falaise ou la montagne — je suis captivée, fascinée par les phénomènes de fragilité et de délitement de la matière. Ces éléments du paysage semblent a priori résister à l’attirance du bas, prétendent toucher le ciel et au final disparaissent avec le temps. En expérimentant le poids et la résistance des matériaux, j’essaye de questionner la capacité de la matière à être érigée. Lui faire prendre de la hauteur, tenter qu’elle s’y tienne, est un vrai défi physique ; un geste quasiment contre nature, puisqu’il s’oppose au mouvement vertical le plus naturel : celui descendant, celui de la chute. Mes sculptures et installations sont toujours à la limite de la tenue et de l’effondrement, il s’agit pour elles de tenir debout, en quelque sorte de tenir bon. La posture verticale est une position de grande précarité. Elle consiste en la quête presque utopique d’un centre de gravité offrant une stabilité éphémère. À ce titre, les pièces présentées témoignent d’une vulnérabilité liée à leur structure toujours instable. On peut, dès lors, se questionner sur la propre condition de l’Homme, cherchant non seulement à élever la matière, mais aussi à s’émanciper de sa condition, et prétendre à l’élévation. Travaillant avec les forces opposées liées à la verticalité, les formes présentées possèdent des tensions contradictoires. Figées dans un état de pause, comme un fil tendu au bord de la rupture, il semblerait qu’un lent mouvement imperceptible les mène vers une chute à peu près certaine.

Étudiant(s)
Julia Gault
Titre
Ce vertige qui le tient droit
Type
Grand projet
Secteur
Art-Espace
Année
2016