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Voltige

Valentin Guillon, Voltige
Grand projet, Art-Espace, 2016
J’ai noué une sorte de relation de confiance avec mon corps. Je jongle depuis mes huit ans, et mes parents se sont toujours morfondus de mes talents d’acrobate. Je serais probablement dans un cirque à l’heure qu’il est, jonglant avec une multitude de balles sous un chapiteau aux couleurs criardes, si je n’avais pas préféré étudier l’art.
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
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  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi

Descriptif

Informations

Je suis aussi un sculpteur, mais pas de ceux qui taillent la matière. Comme les acrobates qui se contentent de leur corps pour exercer leur art, je choisis d’utiliser uniquement les éléments que je trouve autour de moi pour créer. La ville est mon terrain d’exploration, et tous les objets que je trouve sont transformés par notre rencontre. Je les fait onduler, je les assemble entre eux pour les faire converser. Réunis, ils constituent un langage. Et que racontent- ils?
Des histoires de jeux imaginaires, dont les règles restent encore à définir. Mes sculptures ont une géométrie variable, elles changent et s’articulent physiquement en cherchant un équilibre. Les éléments qui les composent sont en tension permanente, telle la corde d’acier qui soutient le funambule. Elles bougent au contact de l’humain, prennent vie quand on les effleure. Frappez celle-ci, enjambez celle-là, ne soyez pas timides. Bienvenue dans mon aire de jeux, faite de morceaux de ville. Le matériau n’est pas noble, les formes sont imparfaites mais leur association est dynamique et veut s’étendre au-delà des limites d’une salle. Cet univers ne se fixe jamais longtemps, il se décline et se transporte sans peine. Les impressions et les carnets emplis de dessins sont des parts individuelles de mon travail. On peut les mettre dans ses poches, et les feuilleter par temps gris. Mes peintures urbaines sont mes dialogues avec le monde extérieur, que je n’hésite pas à retranscrire sur d’autres supports moins sauvages. Ronds, spirales, cônes, carrés et losanges vont et viennent sur les murs. Ils constituent mon alphabet visuel, et décomplexent celui qui les regarde. L’abstraction de leur assemblage raconte plus qu’elle ne sollicite l’interprétation. C’est une invitation au jeu que j’espère nul ne refusera. Cet espace de jeux et de travail est le fruit de cinq années de joyeuses fluctuations. Une fête foraine et sa gravité que j’ai à coeur de partager.

Étudiant(s)
Valentin Guillon
Titre
Voltige
Type
Grand projet
Secteur
Art-Espace
Année
2016