Facebook de l'ENSAD   Viméo de l'ENSAD    Twitter de l'ENSAD   Instagram de l'Ensad

Menu

Formulaire de recherche

Empr(ei)unt

Florence Waldbusser, Empr(ei)unt
Grand projet, Art-Espace, 2016
« Dès lors que nous prenons le corps comme fil directeur de l’émotion artistique, l’originalité de l’œuvre architecturale, et par là même de cette autre œuvre que peut être la ville, s’impose immédiatement. En effet l’expérience première que je fais de mon corps est celle d’un mouvement dans un espace. » Pierre Godo
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi

Descriptif

Informations

La marche, part entière de mon processus de travail, me permet de me confronter à une dynamique urbaine constante, qu’elle soit ascendante ou descendante.
C’est lors de mes flâneries que je photographie cette évolution architecturale. Cette transformation est perceptible dans les dégradations naturelles que j’appellerai les herpès architecturaux. Je m’intéresse aussi aux installations de constructions (échaffaudages, étaiement externe et interne) . Ma mise au point est faite de terre et de plâtre. Faute de ne pouvoir prendre les murs je les empr(ei)unte. Je m’approprie un bout d’espace et le transforme à mon tour. Je fais de cette parcelle d’espace une chose malléable, comparable à un corps qui se soumet.

Lorsque je ne peux déplacer ces pincées de lieux, j’utilise ses matériaux, le plâtre, le béton, les tissus, les plastiques et les bois que je récupère durant ces marches. Ces matériaux considérés non-nobles dans la sculpture académique, je les sublime dans un processus qui accepte la part de hasard, produisant des formes aléatoires. J’assemble des matières souples à des matières rigides. Cette dualité formelle m’inspire. Le mou, le souple, qu’ont-ils à faire dans l’architecture ?
C’est l’excitation d’une composition matérielle peu commune et d’un processus qui acte l’oeuvre et sublime la matière. Les tissus tombent, la matière est suspendue et est laissée à son propre poid.

Inspirée par Eva Hesse, Robert Morris, et leur mouvement anti-form, ma pratique artistique est faite d’expérimentations, j’avance en ricochet, une idée en amenant une autre. Un espace et une matière en créent d’autres. Je les fais miens et leur insuffle un nouveau souffle. Les matières basses, celles qu’on délaisse, m’interpellent. Je souhaite figer cet instant et cette entropie inévitable. La matière se morcelle mais s’érige, constituant un espace sensible de création dans lequel le spectateur, acteur principal de l’oeuvre, expérimente en contournant, pénétrant, à l’image des oeuvres comme Les Demeures d’Étienne Martin, ou encore One Ton Prop de Richard Serra. Le spectateur doit se déplacer pour comprendre l’oeuvre.

C’est à travers cette géométrie qui rentre en conflit avec un univers organique que l’intimité et le collectif se retrouvent.
Tirer, compresser, couper, suspendre, déchirer, couler…Mon intimité avec la matière, dévoilée.
 

Étudiant(s)
Florence Waldbusser
Titre
Empr(ei)unt
Type
Grand projet
Secteur
Art-Espace
Année
2016