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Ja nisam heroina (je ne suis pas une héroïne)

Manon Baba, Ja nisam heroina (je ne suis pas une héroïne)
Grand projet, Image imprimée, 2016
Lorsque sont évoquées les femmes de Bosnie-Herzégovine durant la guerre, de 1992 à 1995, elles le sont le plus souvent comme des victimes. Le viol de masse, les déplacements de population, les nettoyages ethniques et les camps de prisonniers leur ont forgé une image de proies. Bien qu’authentique, cette version ne recouvre évidemment pas toutes les réalités de la vie des femmes durant cette période.
  • Ensad - Image imprimée 2016 © EnsAD / Mathieu Faluomi
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Descriptif

Informations

D’après les chiffres de l’armée de la République de Bosnie-Herzégovine, 5360 femmes se sont engagées durant le conflit. Ces femmes se sont engagées par conviction, par nécessité ou par goût du risque, souvent un complexe mélange des trois. La majorité d’entre elles a été affectée à ces postes traditionnellement dévolus aux femmes : administration, cuisine, infirmerie ; mais certaines d’entre elles ont choisi de se rendre au coeur de la guerre, sur la ligne de front. Durant les vingt années qui ont suivi la guerre, ces femmes combattantes ont été progressivement mises à l’écart et oubliées. A part quelques cérémonies officielles et bonnes paroles, très peu d’aide leur a été proposée. Parmi elles, plusieurs sont au chômage et la plupart ne reçoivent pas ou plus de pension d’ancien combattant, alors qu’elles sont nombreuses à souffrir, à des degrés divers, d’un syndrome de stress post-traumatique. Elles ont continué leur vie, se sont reconstruites ou se reconstruisent encore. Beaucoup se disent inquiètes de la situation du pays – un des plus pauvres d’Europe, et qui ne parvient toujours pas à sortir du jeu des divisions nationalistes. Déçues, également, du peu de reconnaissance qui leur est accordé.En 2014, accompagnée d’un ami photographe, je me suis rendue en Bosnie-Herzégovine. Au cours de ce séjour de plusieurs mois, nous avons rencontré dix de ces femmes soldats. Elles ont accepté de nous confier leur histoire, non pas dans l’espoir que cela change quelque chose, mais parce qu’elles souffrent de vingt ans de silence. Au travers d’une bande dessinée, voici les mots de cinq d’entre elles.
Bande dessinée de 44 pages
Dessin à la plume, encre de chine

Étudiant(s)
Manon Baba
Titre
Ja nisam heroina (je ne suis pas une héroïne)
Type
Grand projet
Secteur
Image imprimée
Année
2016