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Spectre

Nina Ballay, Spectre
Grand projet, Design textile et matière, 2016
Le mot spectre comporte un double sens. Il est à la fois une apparition fantomatique, un revenant, un corps absent rendu visible. Mais c’est également le résultat de la diffraction de la lumière qui est la matière initiale de toute image photographique, qu’elle soit numérique ou non. Le spectre a donc cette dualité intrinsèque d’être à la fois absence et présence. Entre corps physique et immatérialité optique.
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
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Descriptif

Informations

Lorsque l’on pense à la matérialité d’une image photographique ce sont ces deux données qui se confrontent.
D’une part, une image est le témoin d’une donnée physique provenant d’un corps ou d’un objet existant dans une réalité tangible, mais une image est également le résultat d’un jeu optique intangible. Au regard de la quantité d’images numériques visionnées et digérées par tous chaque jour je reste fascinée par ce qui compose une image, à la fois omniprésence et absence. Ainsi je considère la matière de l’image aussi bien comme surface que comme substance.

Ma pratique de designer est nourrie par ce contraste entre la fascination pour la question de l’immatérialité, et le rapport sensoriel et tangible que l’on entretient avec les choses. C’est pourquoi j’ai choisi cette année de confronter la matérialité physique à l’immatérialité numérique.

La collection spectre est une collection pensée comme l’interprétation textile d’une immersion numérique.
J’y confronte un numérique sensible où l’écran devient physique et interroge la surface du corps dans ce qu’il a de plus visible, c’est à dire sa
peau. L’écran et la peau se mélangent, se déforment et deviennent alors textiles.
Confronter la peau à l’écran me permet de les lier dans une collection textile à la notion d’interface. Sur un corps, la peau est ce que l’on voit en premier, elle est à la fois cette enveloppe qui nous couvre, qui nous distingue et qui nous met en relation avec autrui. L’écran est également une surface sensible mais qui semble recouvrir des données qui appartiennent à tout le monde, in quantifiables, immatérielles. Une interface est une couche, une limite par laquelle ont lieu des interactions. Où les échanges se forment et se déforment et les univers se confrontent.

La collection spectre est destinée à la fois au vêtement et à l’espace. Certaines pièces sont faites pour être portées sur soi d’autres pour habiller l’espace. Le fait d’ouvrir la collection à divers champs d’applications permet de produire une expérience totale.

Étudiant(s)
Nina Ballay
Titre
Spectre
Type
Grand projet
Secteur
Design textile et matière
Année
2016