L’internationalisation est un enjeu devenu essentiel dans la construction d’un avenir professionnel. C’est aussi pour chaque élève l’occasion de confronter ses capacités d’innovation et de création à un contexte culturel différent.
Dans le cadre de l’harmonisation du cursus à l’échelle internationale (Europe et hors Europe), l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs facilite les études dans les écoles et les universités étrangères grâce au système Erasmus en Europe, mais aussi dans le cadre de partenariats inter- établissement hors Europe.
L’École nationale supérieure des Arts Décoratifs favorise également cette mobilité par une ouverture sur le monde professionnel étranger.
Les séjours d’études à l’étranger : Une cinquantaine d’élèves de l’École sont autorisés au cours de la 4e année à effectuer, pour un seul semestre ou pour une année scolaire complète, leurs études à l’étranger. C’est en fonction de leurs bons résultats, et de leurs projets, que ces élèves y sont, ou non, autorisés. Ils sont sélectionnés par la Commission Internationale sur la base du mérite, à partir des éléments suivants : moyenne des notes, lettre de motivation, portfolio, projet, avis du coordonnateur du secteur d’enseignement concerné.
L’École peut apporter à ces élèves une aide pour faciliter leur séjour à l’étranger. Ces bourses de l’École peuvent être complétées, le cas échéant, par des bourses d’aide à la mobilité de la compétence des conseils régionaux, et également de l’office Franco Allemand de la Jeunesse, de bourses Erasmus de l’Agence Europe Education Formation. De plus, la Fondation Carla Bruni Sarkozy a offert en 2010 à 3 bourses à 3 élèves boursiers et admis dans une école d’art de New York.
C’est sur la base des partenariats établis avec les institutions étrangères que s’inscrivent, dans un principe de réciprocité, ces mobilités. L’École a établi de nombreux partenariats avec des institutions étrangères comparables, le plus souvent des universités, de manière à favoriser la mobilité de ses étudiants et enseignants et à développer l’ouverture internationale de l’établissement.
Aujourd’hui l’École collabore avec un réseau de plus de 81 institutions académiques partenaires dans le monde, 52 en Europe et 29 hors Europe.
2 types de partenariats existent :
1. Dans le cadre du système européen, l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs est partie prenante au programme Socratès. Avec la participation des écoles de ce programme européen, l’École facilite la mobilité de ses élèves. Ces partenariats correspondent à un engagement bilatéral des conditions de mobilité. Les élèves partant dans une école ou université européenne reçoivent automatiquement l’allocation d’études du programme Erasmus. Ces allocations peuvent être complétées par une bourse de l’École.
2. L'École nationale supérieure des Arts Décoratifs a aussi des relations de coopération directe avec des écoles ou universités d’art et de design. Ces coopérations concernent surtout des établissements hors d’Europe. Des protocoles d’accord déterminent les liens de cette coopération entre l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs et une vingtaine d’universités étrangères. De façon générale, le coordonnateur, en concertation avec l’équipe pédagogique de son secteur d’enseignement, propose le choix des écoles partenaires. Celui-ci est toujours fondé sur les priorités des enseignements, priorités définies par rapport aux objectifs pédagogiques et aux enjeux d’innovation. Les protocoles d’accord sont établis sur la base de la reconnaissance des caractéristiques de l’enseignement et du cursus proposés par chacune des deux écoles partenaires.
Ces partenariats ne garantissent pas l’admission dans l’institution partenaire étrangère. L’élève doit présenter son dossier artistique et des documents spécifiques et propres à chaque institution. C’est sur la qualité de son dossier que l’élève est donc accepté ou non.
Dans les deux cas, l’élève est exonéré des droits d’inscription, ses droits de scolarité étant payés dans son établissement d’origine (l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs). Il peut parfois, et notamment dans certaines écoles américaines, être conduit à payer, en fonction du département choisi, des frais spécifiques liés à la nature de l’enseignement.
L’élève en séjour d’études à l’étranger dans le cadre d’un partenariat Erasmus ou d’un protocole d’accord hors Europe s’engage à réaliser le programme de formation proposé par l’école partenaire et validé par l’École. A l’issue de son séjour d’études, il doit également faire signer par l’institution partenaire un « contrat d’études » qui récapitule l’ensemble des cours qu’il a suivis.
L’élève obtient dans le cadre de ces séjours d’études soit des notes, soit des appréciations et dans le système Erasmus, des crédits. Il peut également passer des examens ou des diplômes dans l’établissement d’accueil étranger, qui s’inscrivent alors dans son parcours de formation comme des valeurs ajoutées à son cursus. En aucun cas, ces examens ou diplômes acquis dans un établissement étranger ne peuvent se substituer aux examens et au diplôme de l’École.
La période d’études à l’étranger est validée par les enseignants du secteur de l’École. L’élève est évalué à son retour de l’étranger. Il est tenu de présenter à la commission de validation de l’École les travaux réalisés lors de ce séjour d’études ainsi que les notes et crédits obtenus (ECTS) lors de ce même séjour. Il doit remettre à la commission un compte rendu détaillé sur ce séjour à l’étranger. La date de la commission de validation est fixée à chaque début d’année scolaire.
L’accueil des élèves étrangers à l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs:
L’École dans le cadre de l réciprocité accueille environ un même nombre d’élèves étrangers que celui de ses élèves de l’École l’admis en séjours à l’étranger. Le séjour d’études à l’École des élèves étrangers est défini après examen de leur dossier par le coordonnateur du secteur d’enseignement choisi par l’élève étranger. Les élèves étrangers sont admis à suivre un semestre ou une année de formation à l’École.
L’élève accueilli dans le cadre d’un échange bénéficie des mêmes droits et devoirs que les élèves de l’École. La période d’accueil à un séjour d’étude est attestée et un relevé des crédits obtenus (ECTS) est remis à l’élève étranger.
La mobilité favorisant l’ouverture sur le monde professionnel à l’étranger:
1. les stages professionnels à l’étranger : dans le cadre de la 4ème année de son cursus, l’élève a l’obligation d’effectuer un stage professionnel. L’École nationale supérieure des Arts Décoratifs favorise la mobilité à ses élèves et la réalisation de ces stages professionnels dans des entreprises à l’étranger. L’École peut ainsi apporter un soutien financier aux meilleures candidatures de ses élèves (moyenne des notes, projet). Tous les élèves ont la possibilité d’effectuer leur stage professionnel à l’étranger. Une dizaine d’élèves obtiennent de l’École une bourse pour sa réalisation.
L’attribution de ces bourses est soumise à une commission qui se réunit deux fois par an : à la mi - janvier et à la fin mai de l’année académique.
L’élève peut être, ainsi, autorisé pendant la 4e année de son cursus à l’École à effectuer successivement un séjour d’études et un stage obligatoire en entreprise à l’étranger.
2. L’action internationale de l’École favorise aussi d’autres types de mobilité à l’étranger comme la mobilité bâtie autour de la découverte d’une actualité d’un domaine de création touchant à la spécialité de l’élève à travers des Voyages Pédagogiques. La Commission Internationale, sur propositions de chacun des 10 secteurs d’enseignements de l’École, examine chaque année l’ensemble des projets de voyages pédagogiques. Ces voyages sont définis en concertation avec les élèves et en fonction de projets liés à l’enseignement du secteur. Ils concernent l’ensemble des étudiants inscrits en 3e année du cursus, ainsi 127 étudiants pour 2009-2010.
3. Une mobilité construite autour de l’actualité et des processus de création avec les acteurs et décideurs du monde professionnel, politique, économique, social.
A l’initiative des enseignants, ces projets de développement ouvrent, dans une approche transversale, culturelle, à une réflexion sur les nouveaux contours et les nouveaux enjeux des processus de la création. Ces initiatives mise en œuvre, dans un cadre culturel différent, et le plus souvent avec les pays en difficulté ou émergents (Mali, Cambodge, Inde…), sont essentiellement liées aux domaines de la formation et de l’innovation. Ce type de mobilité a l’avantage de donner aux élèves la possibilité d’être, dès leur formation à l’École, confrontés aux grands débats internationaux dans leurs domaines de spécialité et à l’actualité la plus diversifiée de la création. Ces projets prennent la forme de workshops.
Les échanges avec les écoles ou universités étrangères permettent également l’échange d’enseignants, la mise en œuvre d’expositions ou la mise en place de colloques, de workshops etc. Ces actions font l’objet de partenariats spécifiques.
Aujourd’hui, l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs a construit un important réseau de coopération avec les institutions pédagogiques et les professionnels étrangers sur les 5 continents, avec une concentration plus élevée sur le continent nord-américain et l’Europe, mais reste très ouverte et attentive à l’Asie et à l’Amérique Latine.
En outre, l’École est membre de plusieurs associations internationales qui constituent des réseaux importants pour les échanges et les collaborations entre les écoles en Europe et dans le monde :