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Rentrée littéraire pour EnsadLab

Manifestations, le 02 octobre 2014
Le laboratoire de Recherche de l'École fait sa rentrée, avec notamment la publication de deux ouvrages.
  • Strange Design
  • Saclay Panorama. Paysages surperposés
  • Signature de l'ouvrage « Saclay Panorama. Paysages surperposés » en présence des auteurs Antoine Vialle et Gilles Clément à l'École des Arts Déco. © EnsAD / Laurence Sudre
  • Signature de l'ouvrage « Saclay Panorama. Paysages surperposés » en présence des auteurs Antoine Vialle et Gilles Clément à l'École des Arts Déco. © EnsAD / Laurence Sudre
  • Les auteurs du livre Strange Design, Jehanne Dautrey et Emanuele Quinz © EnsAD
  • Luca Marchetti, Catherine Geel, Florence Doléac, Jehanne Dautrey et Emanuele Quinz © EnsAD

Descriptif

Informations

> Antoine Vialle _ Saclay Panorama. Paysages surperposés (Kaiserin éditions)
A travers 2300 photographies, accompagnées d'un essai et d'un entretien avec le paysagiste Gilles Clément, ce livre dresse une carte à hauteur d'homme du plateau de Saclay.
En vente dès septembre 2014 et sur www.kaiserin-editions.com
Après le rendez-vous du 2 octobre à l'École, retrouvez Antoine Vialle et Gilles Clément, vendredi 24 octobre à partir de 19h à la librairie Volume (47 rue Notre-Dame-de-Nazareth 75003 Paris) pour la soirée de lancement.
 

> Strange Design. Du design des objets au design des comportements (it:éditions)
Ce livre propose une réflexion sur l’étrange dans le design.
En vente en septembre 2014, www.readit.fr
Rencontre et signature mardi 21 octobre de 18h30 à 20h au Lieu du design (Paris 12e).

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Antoine Vialle _ Saclay Panorama. Paysages surperposés
Le plateau de Saclay, du trottoir à l’horizon, en passant par le rond-point…
Ce livre dresse une carte à hauteur d’homme, depuis le trottoir et jusqu’à l’horizon. À travers 2300 photographies, il enregistre un état des lieux du paysage dessiné par les interfaces de communication du campus scientifique de Saclay, implanté depuis plusieurs décennies sur un plateau de la métropole d’Île-de-France. Tel qu’il apparait au piéton et à l’automobiliste, le territoire est montré dans sa banalité, ses répétitions, mais aussi dans la beauté de son caractère naturel et végétal.
À travers un essai théorique, accompagné d’un entretien avec le paysagiste Gilles Clément, cet ouvrage tente de déchiffrer le dialogue contradictoire qui s’établie entre le lointain et les premiers plans de l’aménagement urbain. La référence historique au dispositif du panorama peint au XIXe siècle est alors convoquée comme clé de lecture de notre rapport au paysage urbain. À quoi ressemblerait le panorama d’une métropole contemporaine et que nous montrerait-il ?
À la limite d’une ville qui se renouvelle et d’un horizon troublant, presque embarrassant – l’horizon agricole – se profile ainsi la notion de paysages superposés. Entre les signes plaqués sur le sol de la route, entre les béances d’un décor végétal aux plans perspectifs désarticulés, s’esquisse alors une ville fragile et intermittente. Une ville en devenir, dont il faut comprendre la norme, autant que l’imaginaire qu’elle contient, pour pouvoir la transformer, à « l’horizon » du Grand Paris.

Textes : Antoine Vialle et Gilles Clément

Antoine Vialle a intégré en 2009 EnsadLab, le laboratoire de recherche de l’École des Arts Déco dirigé par Emmanuel Mahé,  au sein du  programme « Écrire la ville » copiloté par Ruedi Baur et Sébastien Thiery, où il débute un travail de recherche sur le plateau de Saclay.
Ce programme se nomme aujourd’hui « Design d’Information Ville et Société ».

Kaiserin Editions
440 pages
Prix de vente : 38 €

En vente dès septembre et sur www.kaiserin-editions.com


Strange Design. Du design des objets au design des comportements

Depuis quelques années ont fait leur apparition dans le monde du design des objets étranges : des objets dysfonctionnels, énigmatiques, compliqués.
Ces objets relévent d’une posture, que les designers anglais Anthony Dunne et Fiona Raby ont défini
Critical Design (design critique), un design spéculatif, réflexif, qui ne veut pas proposer des solutions, mais plutôt poser des questions, qui veut défier les affirmations rapides, les préjugés et lieux communs sur le rôle des produits dans la vie de tous les jours. Un design qui ne se veut pas affirmatif, c’est-à-dire soumis aux impératifs des systèmes de pouvoir, mais au contraire critique.
Le côté spéculatif et réflexif de ce design, évoqué par Dunne & Raby, en autres termes, le côté conceptuel de ce design, émerge grâce à une procédure systématique de détournement des objets – de leurs formes habituelles, de leurs fonctions utilitaires. Ils deviennent ainsi étranges, ambigus, opaques, ils ouvrent sur un ailleurs. Ils évoquent des usages détournés, des comportements inhabituels, qui à leur tour ouvrent sur une controverse plus profonde, celle des valeurs (sociales, politiques) que les objets et les usages véhiculent. De cette manière, les objets ne sont plus de simples instruments, mais deviennent des signes, des indices, des pièces à conviction.

Cette « attitude » n’est pas nouvelle, mais a, au contraire, une histoire, qui longe la frontière entre art et design.
L’objectif de cet ouvrage n’est pas de reparcourir cette histoire de manière exhaustive ni linéaire, mais plutôt d’en envisager quelques épisodes ¬— comme une sismographie qui indique les résurgences d’un modèle.
Pour ce faire, nous avons choisi quatre moments, quatre épisodes de l’histoire du design : le Design Radical italien (à partir de 1967 – jusqu’à Alchimia et Memphis qui en constituent en quelque sorte une forme d’épilogue), le design conceptuel néerlandais des années 1990, le Critical Design anglais des années 2000, pour ouvrir sur la scène contemporaine (notamment en France).
Chaque épisode se situe dans un contexte historique, matériel et culturel différent, une ramification complexe de traditions nationales et d’influences extérieures. Cependant la perspective n’est pas historique, mais critique : il s'agit de poser les jalons pour une critique du design critique. Nous allons donc nous focaliser sur les stratégies et les tactiques (pour utiliser la distinction de De Certeau) qui introduisent l’étrangeté dans la pratique du design, donnant lieux à différentes typologies d’objets étranges, avec pour objectif de faire de ces objets des outils critiques.

Les essais qui introduisent le volume sont complétés par une série d’entretiens originaux avec les protagonistes de ces quatre moments fondamentaux de l’histoire du design – autant de témoignages d’une anti-tradition, où le passage par l’étrangeté fonctionne comme levier pour une approche critique et donc engagée du design.

Communiqué de presse

Sous la direction de : Jehanne Dautrey et Emanuele Quinz

Direction artistique : Ludovic Burel.

Conception graphique : Clément Le Tulle-Neyret.

Avec les contributions de : Gijs Bakker, Jurgen Bey, Pieke Bergmans, Bless, Jan Boelen, Elio Caccavale, Florence Doléac, Anthony Dunne & Fiona Raby, Didier Faustino, Catherine Geel, Ugo La Pietra, Mathieu Lehanneur, Luca Marchetti, Alessandro Mendini, Gianni Pettena, Stijn Ruys, Noam Toran.

Cet ouvrage a été réalisé grâce au soutien du Labex Arts-H2H (ANR-10-LABX-80-01) et de l'Équipe d'Accueil Scènes du monde, création, savoirs critiques (EA 1573) de l'Université Paris 8, de l’École nationale supérieure d’art de Nancy et en partenariat avec l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs.

 

Emanuele Quinz est enseignant à EnsadLab, le laboratoire de recherche de l’École des Arts Déco, Maitre de Conférences à l’Université Paris 8 et commissaire d’exposition. Ce projet sur l’étrange dans le design s’est développé en premier lieu à l’Atelier de recherche et de création Artem Strange Behaviors, qu’E. Quinz a monté avec Jehanne Dautrey à l’École nationale supérieure d’art de Nancy. Cette même réflexion se prolonge avec le séminaire qu’il conduit pour EnsadLab-Reflective Interaction, dans le programme de recherche « The Behaviors of Things » (coordonné avec Samuel Bianchini) qui analyse la notion de comportement du point de vue des objets automatisés.

Jehanne Dautrey est philosophe, ancienne directrice de programme au Collège International de Philosophie (Paris). Elle enseigne la philosophie et l'esthétique à l'École Nationale Supérieure d'Art de Nancy et coordonne le pôle de recherche Artem (Arts Technologie Management). Elle a publié Musique, architecture (Rue Descartes, nr 56, PUF, 2007), Traduire Deleuze (Multitudes nr 29, 2007), La recherche en art(s) (MF, 2010), et collaboré au livre Angelin Preljocaj - Rudy Ricciotti - Pavillon noir (Xavier Barral, 2006).

it : editions
380 pages
Prix de vente : 28 €

En vente en  septembre 2014, www.readit.fr