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Formulaire de recherche

Rapport annuel 2018-2019

Descriptif

Informations

Riche et enthousiasmante, l’année 2018–2019 a vu l’École nationale
supérieure des Arts Décoratifs (EnsAD), cultiver sa singularité et son
ambition d’investir les champs qui permettront de former des créateurs
aux enjeux d’avenir.
À l’endroit de la recherche, c’est toute l’originalité du programme
doctoral SACRe que de pouvoir accompagner de jeunes designers dans
une méthodologie inédite de recherche par la pratique, qui les conduit à
questionner le monde contemporain: les thèses soutenues en 2019 par
Émile De Visscher, «Manufactures technophaniques», et Jeanne Vicérial,
«Clinique vestimentaire», interrogent ainsi les procédés de fabrication
industrielle en explorant les liens entre pratiques artistiques, régimes
techniques et contexte écologique. Le partenariat noué avec l’Université
PSL a aussi permis d’accompagner de manière inédite la dimension
entrepreneuriale de certains projets de recherche, à l’image de «Tamed
Cloud», sélectionné en 2019 pour un programme de pré-maturation.
C’est plus largement l’École comme entité collective, équipe
enseignante, personnel administratif et technique qui, sous l’impulsion
des étudiant.e.s, s’est mobilisée pour placer la transition écologique au
cœur de nos réflexions et de nos pratiques. Attentive aux propriétés et
réemploi des matériaux, soucieuse de l’avenir et de la responsabilité des
filières textile ou vêtement, l’École s’attache à offrir des outils pour
réfléchir et expérimenter. Les nouvelles instances créées cette année et
dont les premières réunions se sont tenues dès l’automne 2019 (conseil
de la formation et de la vie étudiante, conseil de la recherche) constituent
autant de nouveaux espaces de discussion au sein desquels ces enjeux
peuvent être débattus.
L’École des Arts Décoratifs s’est encore davantage ouverte sur la
création contemporaine à travers une programmation culturelle riche, qui
multiplie les occasions de mettre en valeur le travail des étudiant.e.s et
des jeunes diplômé.e.s: préfiguration du média de l’École, décliné sous
trois formes, digitale, print et «cabaret», dont la première édition s’est
déroulée à l’automne à la Fondation d’entreprise Ricard, participation au
Pavillon français, intitulé «Neuvième école», à la Quadriennale de Prague
à l’occasion de ses 50 ans, création d’un prix Révélation Design en
partenariat avec l’adagp. Nous poursuivrons cette dynamique l’année
prochaine, en lien avec l’actualité des grandes institutions culturelles, et
en impliquant les étudiant.e.s dans les différentes étapes de la
conception à la production d’une exposition et la conduite d’un projet
éditorial.
Faire de l’École des Arts Décoratifs une école ouverte et
accueillante exige aussi de l’ouvrir à la diversité, dans une logique de
décloisonnement, d’ouverture sociale et géographique. Pour donner à
celles et ceux qui entrent à l’École des Arts Décoratifs les moyens
matériels de réussir leur scolarité, l’École a mis en place un fond d’aide
d’urgence et, en lien avec le crous de Paris, dispose de 15 chambres
étudiantes. Pour donner un maximum de chance à la diversité sociale
dans les lauréats du concours, les épreuves ont évolué vers des sujets
d’expression qui permettent à toutes et tous une appréhension
immédiate. Nous irons plus loin avec l’intégration de la plateforme
Parcoursup’ début 2020 puis l’intégration des Campus d’Excellence, qui
ouvrent des perspectives inédites de sensibilisation des élèves du
secondaire à l’enseignement supérieur en Art et Design.
La singularité de l’École des Arts Décoratifs doit également se lire dans
son positionnement en tant qu’établissement d’enseignement public. En
investissant de nouveaux terrains d’étude, par exemple sur les mutations
de la vie étudiante en partenariat avec le cnous, ou encore sur les
transformations de l’environnement écologique et social de la métropole
lilloise en partenariat avec edf, l’École des Arts Décoratifs développe une
nouvelle méthodologie de recherche par le design, qui trouvera dès
l’année prochaine des points d’accroche en régions et conduira l’École à
replacer le designer au centre d’une réflexion sur la mode durable, la
transformation de l’action publique, la ruralité ou encore la santé.

Emmanuel Tibloux
Directeur de l’École nationale supérieure
des Arts Décoratifs–Paris (EnsAD)

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