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413 soleil en réserve

Louise Hallou, 413 soleil en réserve
Grand projet, Art-Espace, 2018
S’approcher d’un monde si sec qu’il s’effrite déjà sous mes yeux. À tout moment tout pourrait redevenir du sable. La terre sèche déjà prête à craquer, les paysages d’argile déjà prêts à disparaître grain par grain... Dans le souvenir de la lumière et de la chaleur, le soleil arrête tout. La poussière voile les choses. Le soleil efface les couleurs et acerbe les éclats de la mer. Le cisellement des ombres exige que notre choix tende vers lui. J’irai à gauche pour que le soleil ne me croule plus dessus. Je resterai ici car il fait frais. Attente.
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi

Descriptif

Informations

Tout semble si figé que les choses deviennent inatteignables. Nos corps, lourds, s’abreuvent et patientent. Dans la passivité, nous recevons la lumière comme un cadeau dont nous ne pouvons pas tout à fait jouir. Sahara. Le paysage se couche comme un corps. Sahara, à quelle distance de moi dors-tu ?
Ces paysages que je m’efforce d’étreindre restent lointains. Comme bougent les nuages dans le ciel, ils rampent, ils longent le monde. Être derrière la fenêtre est la seule posture possible pour observer les choses, en traquer l’ardeur. Impossible de faire un pas de plus (...)

Étudiant(s)
Louise Hallou
Titre
413 soleil en réserve
Type
Grand projet
Secteur
Art-Espace
Année
2018