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Étendu.e.s au flanc de

Martin Grimaldi, Étendu.e.s au flanc de
Grand projet, Art-Espace, 2019
La terre qui sèche, l’eau qui revient, la cristallisation du sel, l’oxydation du cuivre, la sève d’acacia, quelques champignons, la poussière du blanc de Meudon, la chlorophylle, la lumière.
  • © Béryl Libault

Descriptif

Informations

S’étendre le long des murs, les frôler ; y laisser une trace, s’égratigner. S’adapter à ce qui reste. S’en servir d’appui. S’étendre de tout son long, jusqu’à devenir perméable aux poussières, et les laisser aux autres. Servir d’appui. Déplier, déployer pour laisser à la vue,pour aller vers – jusqu’à – pour étendre sesfrontières, sans pour autant construire desmurs. Permettre la fragilité des bases, jusqu’àles faire vaciller, que l’on puisse s’étendre sur elles tout en sentant le tremblement. Et alors se répandre, couler de toutes parts et déborder.
Les mains ne pourront jamais tout retenir (les têtes non plus). Ex-tendre. On parle d’un bois tendre lorsqu’il peut facilement être coupé, divisé, un corps qui cède à la pression. S’étendre, tout en se laissant aller à ; tout en pouvant céder. Et laisser s’étendre. Laisser se développer.
Entretenir les étendues vaseuses. Entretenir des formes molles, creuses, fragiles et informes. Ménager plutôt qu’aménager. Adopter une économie de gestes, s’adapter à un milieu, puis à un autre. Ne pas diriger mais orienter ; puis laisser fuir. Ne pas tout faire et se risquer à ne pas savoir.

Étudiant(s)
Martin Grimaldi
Titre
Étendu.e.s au flanc de
Type
Grand projet
Secteur
Art-Espace
Année
2019