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Collection Vide(s)

Romain Blot, Collection Vide(s)
Grand projet, Design vêtement, 2014
A travers cette collection, je tente de créer un lien entre mélancolie, vide, vêtement et corps.
  • © Sudre Laurence
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Descriptif

Informations

L’aspect géométrique de la collection vient à la fois de la mélancolie et du vide. La gravure Melancolia I de Dürer, bien que figurative, tend à une abstraction de la mélancolie. Elle oppose des objets stables et instables, transposant ainsi l’esprit mélancolique. Les figures géométriques sont très présentes dans cette gravure. Elle est incarnée par la position triangulaire du corps ou encore par le bloc de pierre taillé aux angles. Ces figurations de la mélancolie ont par la suite été reprises comme codes, notamment lorsque Giacometti reproduit le bloc de pierre avec l’œuvre Cube, ou encore Anselm Kieffer dans l’exposition De L’Allemagne. Le vide se caractérise lui aussi par la forme géométrique. Le mouvement artistique minimaliste des années 60 aux Etats-Unis a permis cette appréhension. En effet, le vide, c’est l’absence de tout, et c’est à travers le travail de Donald Judd, Carl André ou celui de l’Italien Luciano Fabro, que le vide prend matière à travers l’espace, que celui-ci soit un vide architectural, ou qu’il soit défini par une structure. Il prend place dans ces éléments géométriques que sont le cube ou le parallélépipède. La géométrie est donc le premier élément qui cristallise et rapproche la mélancolie du vide. Une notion peut en être aussi extirpée, celle de structure : de la même manière que le vide est structuré par des arrêtes qui le délimite, le corps est la structure du vêtement. Une recherche sur le principe de déstructuration du vêtement : De sa matière, détissage, gravure, découpe traduisant la notion d’enfoncement. De l’archétype vestimentaire en esquissant des parties de vêtement initialement présentes (comme le col d’une chemise, ou les poches d’un pantalon) qui sont enlevées. Elles sont alors redessinées par le pli ou par le corps. De son patronage, en lui enlevant la structure initiale comme maintien principal du vêtement, par l’abandon de l’approche classique de construction de celui-ci : face/dos relié par les côtés, en déstructurant le patronage par des lignes obliques. Les découpes, gravures et détissages font directement échos au triangle évoqué dans Melancolia I. La géométrisation du patronage abolissant les codes établis du face/dos d’un vêtement, la couture tourne autour, structurant celui-ci d’une manière nouvelle.
 

Étudiant(s)
Romain Blot
Titre
Collection Vide(s)
Type
Grand projet
Secteur
Design vêtement
Année
2014