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Conversation avec une architecture politique

Marine Hardeman , Conversation avec une architecture politique
Grand projet, Architecture intérieure, 2014
Chercher à faire dialoguer un bâtiment politique et la ville, les citoyens.
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Descriptif

Informations

J’ai choisi le bâtiment le plus symbolique de la France : L’assemblée Nationale. Une fois que l’on a dépassé la première vision patrimoniale, ses dysfonctionnements apparaissent. Son décor, ses gradins, ses boiseries, ses ornementations sont datées de la royauté et de l’empire, et ne correspondent plus à la l’époque actuelle et la Démocratie. Lors des séances, les députes donnent l’impression d’être dans un cadre de reconstitution historique irréelle et désuète, dans lequel ils semblent jouer une pièce de théâtre poussiéreuse datant de la télévision en noir et blanc. Ce décor alourdi considérablement l’image selon laquelle ils débattent de nos problèmes actuels et qu’ils sont bien ancrés dans la France d’aujourd’hui. Lorsque on se trouve face au bâtiment, la première impression est celle d’une façade comme une muraille infranchissable, personne pas même les députés n’empruntent ses escaliers, si ce n’est les sculptures d’ancêtres inconnus.

D’autre part, nous constatons qu’un fossé se creuse de plus en plus entre les citoyens et les politiques, allant jusqu’à un désintérêt vis à vis des questions politiques. Les dernières élections ont montré un taux d‘abstention record soit 73 % chez les moins de 35 ans, significatif de ce désamour croissant envers les politiques.

Fort de ces constats je propose une série d’actions architecturales, en proposant d’ouvrir cette façade aveugle vers la ville et à la lumière du jour d’aujourd’hui afin que les députes prennent conscience de la France qui vit. Ainsi la salle des séances (l’hémicycle) serais désenclavée et en prise avec la ville et les français. Cette ouverture fonctionnerait comme un vis à vis à double sens entre vie à) l’extérieur et la vie intérieure fonctionnant comme une passerelle entre les politiques et les français. Je propose aussi de retourner ma nouvelle salle des séance afin de la mettre dans l’axe de Concorde et de la Madeleine afin qu’elle soit visible par ce percement vers la Cité. Je veux rénover son décor par une architecture et un mobilier épurés et intemporels mettant en valeur le débat politique par son minimalisme et sa neutralité.

Je propose d’ouvrir à un usage public le bâtiment afin de rapprocher les citoyens de la vie politique. Je redynamise l’assemblée dans le tissus urbain sur la façade quai d’Orsay par plusieurs gestes artistiques et architecturaux, par une porte monumentale et une promenade au travers de la salle des séances. Je veux créer un accès forum terrasse sur le toit, et proposer la possibilité de s’y restaurer et de pouvoir rencontrer les politiques. Je m’inscris dans une réinterprétation architecturale des institutions tel comme en Allemagne, au Pays de Galles, qui avait été déjà initiée par le Corbusier, à Chandigarh en inde et Oscar Niemeyer à Brasilia

 

Étudiant(s)
Marine Hardeman
Titre
Conversation avec une architecture politique
Type
Grand projet
Secteur
Architecture intérieure
Année
2014