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Il y a ça

Leïla Chaix, Il y a ça
Grand projet, Image imprimée, 2017
Globalement cohabitent dessins et monotypes. On est en présence d’images, de gravures, d’estampes et de dessins. Il y’a aussi un grand livre d’images, des villes, des dessins de nuits et autres images de têtes.
  • © EnsAD / Laure Ledoux
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Descriptif

Informations

Ces images sont les objets d’une pensée en train de se faire.Qui dessine et imprime en même-temps qu’elle fait. Il y a ça.
Puis il y’a ce jeu permanent d’échelle, l’oeil qui entre et sort.
Ce jeu est dù à la gymnastique oculaire fondamentale du zoom.
Ces membranes intérieures du crâne sont des images masques, parfois tirées de l’imagerie médicalo-cérébrale et soustraites à la pédagogie du soin.
Ces faces sont stratifiées, statufiées, comme les objets encrés puis écrasés sous la presse.
Que je dessine ou que j’imprime, je ne fais rien d’autre qu’agglomérer d’ombre la surface solaire du papier.
Je ne dessine jamais la lumière, elle est déjà là.
Le papier et moi avons des points communs, des points qui, réunis, s’appellent trame.
Sans doute le monotype tel que je l’ai pratiqué m’a menée à regarder plus précisément ce qui fait trace.
Encore que.
Ce que la tête trace, plutôt.
J’ai essayé de ne plus faire de lignes, que des blocs.
Les traits qui servent à hachurer forment ensemble une masse grise qui de loin fera flanc.
Je veux dire que pour dessiner le bord d’un objet on n’est pas obligé de faire une ligne.
Et pour qu’une image surgisse doucement, comme une idée, elle doit faire partie de ce qui est déjà là.
Or, le « déjà-là » d’un dessin, c’est son terrain, son sol, le support : du papier.
Ce terrain en accueille un autre : la membrane dessinée, assassinée d’un objet. La tête s’aplatit dans le dessin comme les objets se compressent dans le monotype, strates sur
strates. Et, détachée du corps, elle devient carte ou caillou. L’image, toujours au centre du milieu dans lequel elle baigne, ne va pas sans son support qui lui fait surface,
compose son air et lui sert de sol;elle est au centre de son propre milieu, comme on est entouré des bords de notre propre cerveau.
C’est l’instabilité de ces rives qui m’intéresse.
Cela faisait quelques années déjà que le pronom « il », dans la phrase « il fait beau », m’obsédait.
Ce pronom indéfini et impersonnel qui remplace on ne sait quoi est le sujet universel d’une cause inconnue.
Ou qu’on sait ne pas connaître.

Étudiant(s)
Leïla Chaix
Titre
Il y a ça
Type
Grand projet
Secteur
Image imprimée
Année
2017