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Nous marchions le long des côtes

Gauthier Kriaa, Nous marchions le long des côtes
Grand projet, Art-Espace, 2019
Il écrit qu’en Extrême-Orient, dans l’ombre que ménagent les architectures horizontales, un reflet attire le regard. J’aime ce contraste dans lequel ombre et reflet se soulignent mutuellement. Comme si l’ombre était troublée par le reflet, et inversement. Comme si l’objet se paraît de son environnement, et l’environnement se tournait vers l’objet. Il complète : « le raffinement est quelque chose de froid... et d’un peu sale. » Il songe à l’altération d’un objet quand il vieillit. Leur fragilité me touche. Je me rappelle un homme dire que le voyage fragilise, et qu’il faut être fragile pour voyager. Je songe aux tempêtes chez Miyazaki, à celles des Métamorphoses : le précipité qui provoque le contact entre deux mondes, un changement de forme lié au changement des lois physiques. Chez le premier, la métamorphose crée la tempête ; chez Ovide, elle marque le retour au calme.
  • © Béryl Libault

Descriptif

Informations

Juillet 2018, je repense au livre de Pierre Bayard, Comment parler des lieux où l’on n’a pas été ? Parler de son attachement à un lieu pour en créer un nouveau, langagier, partagé. Je demande à six personnes de me décrire un lieu ; toutes choisissent des lieux de silence.
A l’une me demandant quel serait mon lieu, je réponds : « la fenêtre de la plus haute chambrechez mon grand-père, celle d’où l’on entend les bruits alentour. » Barnett Newman écrit : « le premier cri humain fut un chant. » Nous apprenons à placer nos voix entre le cri et le silence. Ni l’agressivité bestiale, ni la furtivité animale. A écouter alentour, et répondre. Répondre à ceux qui nous entourent et répondre à ce que l’on voit.

Étudiant(s)
Gauthier Kriaa
Titre
Nous marchions le long des côtes
Type
Grand projet
Secteur
Art-Espace
Année
2019