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Un roi sans divertissement

Fanny Papot, Un roi sans divertissement
Grand projet, Scénographie, 2013
Film d'animation de 9 minutes. Techniques et matériaux utilisés : stop motion, papier, vidéo-projection, encre de gravure.
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Descriptif

Informations

De la neige, dans un roi sans divertissement de Jean Giono, naît le mystère. Elle engendre l’intrigue du roman. Chaque hiver, la neige, en transformant le paysage pousse un dénommé M.V à commettre des crimes dans un village près de Chichiliane. Giono parle de «géographie d’un nouveau monde» ; géographie nouvelle qui ordonne alors de «nouvelles nécessités» : celles du divertissement pour palier à la monotonie et à la monochromie du monde ainsi transformé. La neige exacerbe l’ennui car le paysage n’est plus une source suffisante de divertissement.
De l'analyse du paysage se sont dégagés plusieurs pistes de recherches, notamment l' alternance entre absence et présence.
L’hiver, la neige et le brouillard placent en effet les protagonistes dans un rapport permanent de visible et d’invisible, de proche et de lointain, d’apparition et de disparition. Nous oscillons entre focus et flou, espaces infinis enfermants et espaces clos ouvrant sur l'infini.
De ce jeu entre absence et présence découle la difficulté à voir, à percevoir dans le roman.
Nous avons la sensation de devoir passer des nappes de brouillard, des couches successives pour accéder à l’image. Et nous naviguons entre zones d’ombre et zones de lumière. La visibilité est empêchée, gênée, elle n’est jamais immédiate. Tout comme le sens, qui est également construit par couches, en raison de la multiplicité des narrateurs, des tons et des points de vue qui se superposent et se contredisent ; ne donnant pas, de ce fait une lecture claire des événements.
J'ai choisi de travailler par l'image en mouvement pour temporaliser les impressions de paysages ressenties au moment de la lecture. Le temps est en effet une donnée essentielle dans Un roi sans divertissement. Il en est même constitutif, l'intrigue étant répartie sur six hivers successifs, sur un cycle. De plus le temps y est étiré, comme engourdi, presque figé. L'attente et l'ennui jusqu'au retour de la vie, c'est-à-dire du printemps, en sont les fondations. L'image animée me permet de retrouver cette notion de durée, de transformation progressive du paysage.
Afin de retrouver cette idée de couches successives dans la fabrication de ces images j'ai choisi de travailler sur l'image composite en inventant un dispositif me permettant d'intervenir sur différents plans.  Au moyen de la maquette j'ai construit des espaces en mêlant le dessin, le volume et la projection.
Mon travail s'est développé par strates, le passage de la lecture aux dessins de pré-vision, du story-board à la maquette, pour enfin arriver à la création d'images animées.

Étudiant(s)
Fanny Papot
Titre
Un roi sans divertissement
Type
Grand projet
Secteur
Scénographie
Année
2013