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Tension

Mathieu Pauget, Tension
Grand projet, Image imprimée, 2013
J’ai toujours été sensible à la tension physique et psychique entre les personnes. Phénomène que j’observais particulièrement dans un espace clos où elle s’exacerbait. Je pouvais la constater à travers ses manifestations physiques plus ou moins explicites : vociférations, mines renfrognées, crispations du visage, muscles tendus... ou bien encore par l’attitude générale du corps et par la distance maintenue par chaque corps avec les autres corps...
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Descriptif

Informations

Les mécanismes de cette tension m’ont toujours questionné. Comment pouvait-elle rester invisible en tant que telle, tout en étant perçue aussi fortement ? Question d’aspect, de posture, d’attitude, de comportement... ? Comment faire ressentir cette tension sans être illustratif ? C’est-à-dire sans faire disparaître la tension !

Mon projet tente de se confronter à ce problème. Ma tentative s’appuie sur la sensation. Je prends comme point de départ, ce qui me touche et ce qui dans ce contact me change. J’ai pour cela retenu cinq points de rencontre constituant autant de huis-clos théoriques.

Chaque point de rencontre correspond à une forme de tension, traduite chacune par 
une interprétation graphique propre. Mon projet comprend ainsi cinq objets éditoriaux que j’ai rassemblés dans une boîte.

La première tension est celle du visage, celle du masque (persona-Des visages, des figures de Noir Désir) qui nous cache et nous révèle.

La deuxième tension est celle de l’Autre (alter ego- Le huis-clos  de J.P Sartre). Elle est celle de sa présence physique et de la violence  - ou du désir – plus ou moins contenu(e) qu’il oppose.

La troisième tension est celle de la distance vis-à-vis de l’Autre (proxémie- La dimension cachée de Edward T. Hall). Elle est ce vide qui se réduit ou augmente selon ce qui nous sépare et nous rapproche.

La quatrième tension est celle de notre rapport à l’espace dans lequel nous somme placés (Umwelt- Fin de partie de S. Beckett). Il est celui qu’actualisent les murs qui nous enferment ou que nous franchissons.

La cinquième tension est celle du vide lui-même. Il est celui du huis-clos, ce ne sont plus que des espaces vides, neutres, dans lesquels le spectateur projette ses ressentis, ces covergences et ces divergences de tension.
 

Étudiant(s)
Mathieu Pauget
Titre
Tension
Type
Grand projet
Secteur
Image imprimée
Année
2013