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None of my Jelly Roll

Claire Duplan, None of my Jelly Roll
Grand projet, Image imprimée, 2016
À chaque époque moderne son féminisme, ses luttes, ses images, ses figures. Les trois vagues précédentes ont déferlé, des Suffragettes aux Riot Grrls, refusant les inégalités contemporaines dans des combats acharnés. À chaque féminisme ses victoires, mais aussi son «backlash», le retour de bâton de la culture de masse, qui s’approprie systématiquement son message et l’utilise, dévoyé de son sens, dans des slogans transformés en réclames, la libération féminine comme argument de vente. Face à l’instrumentalisation, le féminisme doit constamment se réinventer.
  • Ensad - Image imprimée 2016 © EnsAD / Mathieu Faluomi
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Descriptif

Informations

À l’heure où les médias, les réseaux sociaux et outils de communication sont omniprésents et déterminent insidieusement notre perception du monde, le sexisme se porte à merveille au travers des représentations féminines toujours plus aliénantes, plus réstreintes,
laissant peu de place aux alternatives. Mais la quatrième vague est en marche, assurant la relève pour dénoncer le sexisme au quotidien. Parmi elles, Liv Stromquist propose, dans sa bande dessinée Les Sentiments du Prince Charles, une vulgarisation d’écrits philosophiques et sociologiques, et déconstruit les rapports entre hommes et femmes. Elle met en évidence les origines culturelles de la domination masculine et les millénaires de soumission féminine, transmis et acquis qui pèsent sur nos épaules, sans que l’on puisse s’en dépêtrer, ni vraiment les identifier. Lors de cette lecture, j’ai réalisé que j’avais peu d’estime de moi, que mon copain me traitait comme une serpillère, et que des millénaires de soumission féminine, transmis et acquis pesaient sur mes épaules sans que je puisse m’en dépêtrer, ni vraiment les identifier. Mais j’ai surtout pris conscience de mes ressources, une force vive et insoupçonnée. J’ai fait lire Charles et ses sentiments à toutes mes copines, aux copines de ma mère, et on s’est mises à parler de notre vision de nous-mêmes, des représentations des femmes dans les médias, de sexe, de nos poils, de violence... Des hommes se sont mêlés aux conversations aussi parfois, victimes de l’aliénation à leur manière. Ces conversations ont été cruciales dans ma construction identitaire, je suis aujourd’hui convaincue que c’est dans un groupe de femmes indignées que l’on peut se délester du poids sur nos épaules. None of my Jelly Roll est une tentative de création d’un espace d’expression et de réflexion, destiné aux femmes, qui permette de repenser, avec humour et dérision, la (les) condition(s) féminine(s).
Car c’est dans la sororité, le dialogue et l’empathie que réside l’émancipation. Ce fanzine est une petite pierre posée à l’édifice du féminisme. À travers mes bandes dessinées, je m’efforce à mon tour de faire prendre conscience, en espérant qu’elles aient une résonnance.

Étudiant(s)
Claire Duplan
Titre
None of my Jelly Roll
Tipo
Grand projet
Secteur
Image imprimée
Année
2016