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Données tracées

Victor Felisiak, Données tracées
Grand projet, Image imprimée, 2016
Le travail que j’ai mené tout au long de cette année consiste à « découvrir et à recouvrir » des espaces à la fois réel et virtuel. La définition de chacune de ces deux notions ainsi que le lien établit par le terme couvrir les uni et m’intéresse. Car couvrir c’est d’abord répandre quelque chose sur une surface, l’étaler. Englober une superficie, occuper un espace. Mon projet se divise alors en trois séries de dessins.
  • © EnsAD / Mathieu Faluomi
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Descriptif

Informations

Mon intérêt s’est porté sur l’effet de masse des toitures vu du dessus que l’on voit sur Google Maps Satellite. La première série de dessins fait ressortir des individualités que j’ai isolé au centre de pages blanches. Ces dessins sont traités de manière réaliste. Je souahitais travailler
la miniaturisation de ces toitures afin de garder petit ce que l’on voit de haut. La seconde série de dessins est davantage une interprétation personnelle et graphique. Les contours et les éléments qui constituent l’ensemble d’une toiture me servent de base à la composition de mon dessin. Puis, dans les fondements que tracent ces lignes, je viens injecter toute une série de trames et de motifs que je crée et que je dessine à la main. Ces motifs intègrent les notions d’expansion et de labyrinthe. Un peu comme le font les plans d’une trame urbaine. Le motif dessiné à la main remet alors en cause l’effet de masse de ces agrégas de toitures et détache la singularité de chacune. Ces dessins sont une traduction et une trahison des pixels numériques et viennent donner une présence de l’ordre du tracé à l’immatérialité inhérente du virtuel. Les deux plus grands dessins de cette série sont des toitures de Data Centers. Ces centres, en plein boom, sont des espaces entièrement dédiés au stockage des données d’Internet. Ce qui m’intéresse ici c’est la dichotomie entre le côté vaporeux que l’on confère à ces données et la présence physique de ces centres. Ils prennent de plus en plus de place, les données à enregistrer étant sans cesse plus nombreuses. Jusqu’où ces centres s’étendront-ils ? Je les observe à distance et je trouve à ces centres une certaine « magie ». Ils sont intrigants et éveillent ma curiosité.
Mes dessins se trouvent au croisement de toutes mes inspirations et parlent de méditation (évocations des mandalas), de multiple et d’unique (tel un patchwork), de composition, de design, d’ornement et d’architecture, ainsi que de cartographie et de topographie. La série des portraits a pour but également de révéler des individualités dans la trame du réel et du virtuel. Car les photos à notre époque circulent sur Internet dans un flux à haut débit. Elles sont aussi conservées dans ces mêmes Datas Centers. J’ai alors mis au premier plan des visages « perdus » dans les arrières plan de photographies de foule. Ils sont un peu comme « les oubliés » ou « les submergés » de cette masse et de ce foisonnement. Une tension intriguante se créée entre mes portraits et les toitures, car on ne sait pas ce qu’ils illustrent: la fragilité ou la puissance de la présence humaine ?

Étudiant(s)
Victor Felisiak
Titre
Données tracées
Type
Grand projet
Secteur
Image imprimée
Année
2016