Arthur Canac

Chambres Échoiques

Arthur Canac

Chambres Échoiques

Arthur Canac ©Amélie Canon

« Il ne s’agit pas de retracer l’histoire complète d’un lieu ni de produire un discours institutionnel, mais plutôt de porter attention à la manière dont ces images – par leur nature fragmentaire – rendent compte d’un rapport au temps, à l’usage, à la mémoire. »

Le projet

Ce projet naît de deux ans passés au sein de l’Ircam, dans le cadre d’un travail de recherche sur l’histoire de la musique expérimentale en France, croisant retranscriptions d’entretiens et questionnements sur la mémoire institutionnelle. De cette immersion est née une attention particulière portée à l’histoire matérielle du lieu. 
L’Ircam, bâtiment souterrain conçu par le cabinet Renzo Piano, articule espaces techniques et artistiques autour d’un même enjeu : le contrôle des conditions d’écoute. Certains espaces, comme la chambre anéchoïque ou les studios de recherche, sont conçus pour modeler le son. D’autres apparaissent comme des zones en marge, difficilement identifiables, où la fonction se dilue.
Le projet se construit sur un ensemble d’images. Certaines proviennent de la base de données de l’institut, d’autres ont été numérisées à partir d’archives internes ou de publications liées à l’histoire de l’Ircam. Elles documentent différentes périodes : la mise en chantier à la fin des années 1970, l’extension des bâtiments dans les années 1990, mais aussi des espaces vides, indéterminés, qui échappent à une datation ou une qualification immédiate. À ces documents s’ajoutent des prises de vue contemporaines, réalisées dans le bâtiment.
Il ne s’agit pas de retracer l’histoire complète d’un lieu ni de produire un discours institutionnel, mais plutôt de porter attention à la manière dont ces images – par leur nature fragmentaire – rendent compte d’un rapport au temps, à l’usage, à la mémoire.

Légende : Photographie, installation sonore