Les embarqués
Mengyi Chen
Les embarqués
« Avant les grands enjeux sociaux, ce sont les petites émotions et les réactions face au monde qui se révèlent ».
Le projet
Depuis longtemps, l’artiste mène une recherche autour de nouvelles formes et de nouveaux contenus de narration : moyens d’expression, personnages, objets, circonstances… Les possibilités émergeant de la fusion et du décalage des éléments d’un récit l’intéressent particulièrement.
Dans ce projet, le train est imaginé comme une prison. Les voyageurs ne peuvent en sortir sans autorisation ; exilés, ils observent le monde évoluer sans jamais le toucher. Dans cet espace-temps, constructions de haute technologie, robots et contrôles numériques abondent. Pourtant, la morale humaine demeure figée.
Le récit suit un frère et son cousin, conduits au commissariat après une bagarre à l’école. Aux côtés de leur mère et de leur sœur, ils vivent deux jours à bord d’un train. Le récit éclaire l’inquiétude d’une famille modeste face à l’autorité, ainsi que les émotions de protection mutuelle et d’observation entre ses membres. Deux jugements s’entrecroisent : l’un sur l’incident, l’autre dans le regard critique de la sœur sur ses parents.
Avant les grands enjeux sociaux, ce sont les petites émotions et les réactions face au monde qui se révèlent. L’histoire, simple, capte un monde subjectif fondé sur les émotions et jugements personnels. L’objectif est de faire émerger des émotions humaines sincères, des comportements et réactions spécifiques, même dans un cadre fantastique.
Une œuvre n’a pas toujours besoin d’un thème unique ; elle peut explorer plusieurs aspects, offrant une organisation ouverte des significations.
Légende : technique 3D et dessin à la main