Clarisse Yven

Mal-aimées

Clarisse Yven

Mal-aimées

Clarisse Yven ©Mathieu Faluomi

« Il s’agit de montrer ce qu’on ne voit plus, ce qu’on ignore, ce que l’on rejette sans vraiment y prêter attention. »

Le projet

Ce projet est né du désir de se tourner vers les plantes que l’on appelle à tort « mauvaises herbes » – ces plantes mal-aimées, que l’on arrache, que l’on piétine et qui, pourtant, continuent de pousser avec force et discrétion. À travers ce projet, l’objectif est de montrer ce qu’on ne voit plus, ce qu’on ignore, ce que l’on rejette sans vraiment y prêter attention – il s’agit de redonner de l’attention à ces oubliées, et de les faire exister autrement.
« Mal-aimées »  : ce projet invite à se détourner de l’image négative associée aux « mauvaises herbes » pour, au contraire, y poser un regard plus doux et bienveillant.
Arraché et combattu, le chiendent est une plante souvent détestée par les jardiniers et les agriculteurs, en raison de sa ténacité et de sa capacité à envahir les sols. Pourtant, derrière cette réputation de mauvaise herbe, il est symbole de résistance, il repousse sans relâche, résistant aux tentatives d’éradication. L’expression « pousser comme du chiendent » illustre cette idée de croissance envahissante, mais aussi celle d’une vitalité qui refuse de s’éteindre.
Le chiendent est ainsi devenu la base d’un travail de design textile : cueilli, trié, teinté, filé, marqueté, il devient une matière textile. L’enjeu est de poétiser nos intérieurs en insufflant cette vitalité, et de proposer différentes matérialités en chiendent destinées à l’ameublement d’intérieur.

Légende : Tissage, marqueterie, bois, chiendent