Lorenzo Olivia-Lafargue

Peau contre Plume

Lorenzo Olivia-Lafargue

Peau contre Plume

Lorenzo Oliva-Laffargue ©Béryl Libault

« Au départ, il a une hypothèse un peu folle : puisque la température de l’humain et celle nécessaire à la couvaison d’un poussin sont similaires, pourquoi ne pas tenter l’expérience ? »

Le projet

Le chant des oiseaux résonne comme un bruit blanc. Leurs noms sont devenus aphones. Les faire résonner est devenu une affaire de spécialistes. Le constat est partagé : nous ne connaissons plus notre environnement. Nous vivons dans des milieux qui ont rendu invisible la complexité du vivant. C’est une érosion, une déprise progressive de nos facultés d’attention, de nos organes de perception, de nos manières d’être affecté par ce qui nous entoure ; une anesthésie, une diversion des sens, dont nous devons nous réveiller. Des parts ont été perdues, oubliées, mais d’autres peuvent éclore.
Peau, homme, plumes, caille. 
Au départ, il a une hypothèse un peu folle : puisque la température de l’humain et celle nécessaire à la couvaison d’un poussin sont similaires, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?
« Peau contre plume » est une couvaison inter-espèce qui, passant par l’intime, creuse de nouveaux sillons de sensibilité entre humains et non-humains. Comment re-sensibiliser les rapports que nous entretenons aux non-humains ? Comment notre corps peut-il devenir le support de cette bifurcation ? Quelles nouvelles manières d’habiter avec le vivant est-il possible d’imaginer ?

Légende : Papier découpé et sable animé