Pauline Landrieu

« Une éponge en ville »

Pauline Landrieu

« Une éponge en ville »

Pauline Landrieu © Béryl Libault

« Une éponge en ville » propose un support d’accueil pour la flore urbaine valorisant l’eau de pluie sur son parcours.

Le projet

Le projet prend la forme d’une série de modules en grès, conçus comme une alternative bioréceptive au tuyau de descente d’eaux pluviales : un système low-tech et autonome, favorisant le développement du vivant dans les interstices urbains. Cette recherche questionne les matières et les états de surface qui façonnent la ville moderniste —lisses, imperméables, aseptisés— en explorant des surfaces poreuses, rugueuses et spongieuses capables de retenir l’eau, le temps et les organismes vivants. L’enjeu est de questionner notre perception négative des formes végétales spontanées non controlées et de renouer avec une compréhension sensible du cycle de l’eau et des sols urbains. Mousses, lichens et végétations pionnières ne sont plus envisagés comme les signes d’une dégradation inquiétante, mais comme les manifestations discrètes d’une cohabitation symbiotique heureuse.