Églantine Lauret

Rejouer la Courtepaille, détourner l’obsolescence d’une architecture-décor

Églantine Lauret

Rejouer la Courtepaille, détourner l’obsolescence d’une architecture-décor

Églantine Lauret ©Beryl Libault

« L’architecture dépasse le décor pour devenir un socle d’urbanité, affirmant sa responsabilité à concevoir des villes inclusives et accueillantes ». 

Le projet

Comment déjouer l’obsolescence programmée d’un modèle franchisé devenu symbole d’une société de consommation rapide ? Courtepaille, architecture hors sol et répliquée, abandonnée après le retrait de sa franchise, incarne cette culture consumériste.
À Pantin, sur une parcelle sous forte pression foncière, ce modèle conçu pour la vitesse des bords de route se confronte aux limites mouvantes de la banlieue.
Le projet détourne ce symbole jetable pour en faire une intervention manifeste pérenne. Il s’infiltre dans le bâti, subvertit usages et image, interrogeant son rapport au temps et au territoire.
La halte de jour instaure une pause, évite l’invisibilisation des plus fragiles et valorise la dignité. L’architecture s’inscrit dans une posture de « care ».
Les codes du foyer artificiel véhiculés par Courtepaille sont réutilisés pour créer un foyer réel.
L’architecture dépasse le décor pour devenir un socle d’urbanité, affirmant sa responsabilité à concevoir des villes inclusives et accueillantes.

Légende : Supports et techniques mixtes