Eloi Régnier

Bascule 

Eloi Régnier

Bascule 

Eloi Régnier ©Béryl Libault

« Comment le design permettrait-il de marquer le temps du retour au chez soi, et donc à soi, par une nouvelle approche des objets de l’entrée ? »

Le projet

De quoi se débarrasse-t-on de retour chez soi ? Qu’avons-nous gardé du dehors dans notre prise de vitesse, qu’y avons-nous laissé ? Nos corps se perdent dans les flux de l’urgence du monde, ils se désengagent des choses à ressentir et avancent machinalement jusqu’à la rame du métro.
Une fois revenus, le fonctionnement est le même, ouverture de la porte et suivi d’un procédé précis de soustraction des couches. Mettre les clés dans la serrure, enlever son manteau, ses chaussures, ses écouteurs, vider les poches du pantalon. On se déleste.
L’intérieur de l’habitat forme l’un des derniers remparts au monde hypermoderne occidental. Dans ce cadre, imaginer des objets qui marquent le seuil de ces deux mondes – le dedans et le dehors –, des objets qui invitent à la contemplation et au ralentissement, ferait acte de soin spirituel, psychologique.
Comment le design permettrait-il de marquer le temps du retour au chez soi, et donc à soi, par une nouvelle approche des objets typologiques de l’entrée ? Le range-chaussures, le porte-manteau, le vide-poche comme symboles du passage d’un seuil.

Légende : Acier, chêne, cuir