Todtenbaum
Rémi Coignec
Todtenbaum
Le terme Todtenbaum désigne une pratique funéraire qui consiste à creuser un tronc pour accueillir le défunt. À ce terme alémanique, qui peut être traduit par « arbre de mort », se superpose une autre tradition qui est celle de l’arbre natif. À la naissance de leur enfant, les parents plantent un arbre qui est alors considéré comme son double végétal. Quand vient sa mort, l’arbre sert de cercueil. C’est à bord de cette barque que le défunt entame son premier voyage.
Le projet
Au cours des deux dernières années, j’ai partagé mon temps entre Paris et Douarnenez, dans le Finistère, développant Todtenbaum est issu d’une pratique habitée par les enjeux du déplacement et de la restitution d'actions in situ. Ces préoccupations s’expriment dans un rapport subjectif au territoire, notamment par la collecte : noisetier, sel, plastique, laminaire, micaschiste…
Ce geste permet de puiser dans la matérialité de ces lieux la substance propice à la traduction d’une expérience sensible. De ce parti-pris découle un travail rythmé par les saisons, les ressources disponibles, ainsi que l’acquisition de techniques dont dépend leur mise en œuvre. Ce temps étiré est propice aux variations, à la sérendipité. Les formes qui en résultent témoignent de ce long mouvement : la traversée.
Autres diplômes
Tous-
Soutenance de thèse Benoît Pype - © Béryl Libault
Benoît Pype
Infraobjets : Pour une aisthesis des fonds
- EnsadLab
-
Soutenance de thèse Anna Saint Pierre - © Béryl LibaultAnna Saint Pierre
Textiliser la mémoire bâtie par la réutilisation in situ des déchets architecturaux
- EnsadLab
-
Soutenance de thèse Antonin Mongin - © Victoria TantoAntonin Mongin
L’Artisanat d’art du cheveu coupé : Le cheveu comme matière à création d’une recherche par la pratique du design textile
- EnsadLab