Centre Wallonie Bruxelles - Têle-VisionS : Le plateau parisien d'une télévision pirate internationale, tenu par les étudiant·es d'Art-Espace
Les étudiant·es du secteur Art-Espace ont participé à Tễle_VisionS : la création collective d'une chaîne de télévision pirate, expérimentale et apatride, diffusée simultanément depuis quatre territoires.
Un média expérimental à l'échelle internationale
En 2024-2025, les étudiant·es du secteur Art-Espace de l'École des Arts Décoratifs – PSL ont participé à Tễle_VisionS, un dispositif artistique et pédagogique international réunissant plusieurs écoles d'art et scènes expérimentales à Tunis, Kinshasa, Paris et Bruxelles, accueilli à Paris par le Centre Wallonie-Bruxelles
Tễle_VisionS engage ses participant·e·s dans la création collective d'une chaîne de télévision pirate artistique : délibérément non alignée, expérimentale et apatride. Le projet s'articule autour de quatre plateaux de télévision éphémères implantés sur des territoires distants - République démocratique du Congo, Belgique, Tunisie, France - dont les contenus, autoproduits et éditorialisés tout au long de l'année, ont convergé en novembre 2025 lors de journées de diffusion partagée en simultané.
Le Centre Wallonie-Bruxelles, à Paris, a accueilli le plateau matriciel du projet à l'issue d'une résidence de dix jours réunissant des participant·e·s issu·e·s de l'ensemble des réseaux impliqués.
Le plateau parisien, pris en charge par Art-Espace
Les étudiant·es du secteur Art-Espace ont assuré la conception et l'activation du plateau parisien. Travaillant en lien étroit avec des artistes, chercheur·euse·s, penseur·euse·s et philosophes ancré·e·s dans des contextes géographiques singuliers, ils et elles ont été engagé·es dans une dynamique de confluence internationale, où les voix se croisent et interrogent les régimes établis de pensée.
Au-delà de la dimension créative, Tễle_VisionS a constitué un espace d'apprentissage technique, théorique et relationnel : co-construction, horizontalité et expérimentation collective comme outils d'émancipation. Ouvrir les boîtes noires, décoder, désaliéner, préfigurer des présents et des futurs alternatifs : tels ont été les enjeux portés par ce projet.
En partenatriat avec : La Cambre, ERG (Bruxelles), Académie des Beaux-Arts de Kinshasa (République Démocratique du Congo), ESSTED (Tunis) et ISBAS (Sousse),
Encadrement
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Charlie Aubry
Charlie Aubry
Charlie Aubry est diplômé de l’isdaT (Institut supérieur des arts de Toulouse). Il développe une pratique artistique centrée sur l’électronique, interrogeant le quotidien à travers les relations entre technologie, espace public et participation collective.Son travail prend la forme d’installations sculpturales, sonores et numériques, souvent liées à des enjeux territoriaux, de durabilité et d’engagement social. Parallèlement, il mène des projets musicaux performatifs à partir de machines détournées et d’archives sonores. À partir de 2013, il collabore étroitement avec la compagnie Maguy Marin : reprise de rôle dans Umwelt, compositions sonores pour BiT et DEUX MILLE DIX SEPT, puis musique et scénographie de Ligne de crête en 2018. Son travail a été présenté dans de nombreuses institutions et expositions en France et à l’international, notamment au Palais de Tokyo, au FRAC Occitanie, à la Collection Lambert, au Centre Wallonie-Bruxelles et au FRAC MÉCA. Il a été pensionnaire de la Villa Médicis en 2021-2022 et sera résident à la Villa Kujoyama en 2026.© Charlie |
Enseignant, artiste |