Après un premier numéro manifeste consacré à la question du décor, ce second opus explore le « vulgaire », mot redoutablement polysémique et politique qui incarne toutes les tensions de notre époque.
À partir d’entretiens, portfolios, textes théoriques ou de fiction, la revue interroge dans un double mouvement d’immersion et de distance critique, cette part commune de l’humanité – qui est à la fois celle du peuple, du corps, de l’organique, des affects, de l’obscène, et de la transgression.
Sous la direction de Judith Abensour, Elsa Boyer et Rose Vidal (enseignantes et étudiante à l’École des Arts Décoratifs), une soixantaine de contributeur·ice·s de différents champs de la théorie et de la création littéraire et artistique – dont de nombreux élèves et jeunes talents, réfléchissent et expérimentent comment le vulgaire, objet d’un jugement teinté de mépris justifiant le cloisonnement social, pourrait être la source d’une aspiration plus radicale à la représentativité et au commun.
Enseignant·es
| Nom | Fonction | |
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Judith Abensour
Judith AbensourAncienne élève de l'ENS (Fontenay-Saint-Cloud), Judith Abensour a suivi un cursus universitaire en littérature française et en études cinématographiques. Elle soutient une thèse sur l’image dans la poésie contemporaine. Après avoir enseigné 10 ans à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts TALM (site d'Angers) et elle rejoint l’École des Arts Décoratifs - PSL en 2018. Elle enseigne dans le secteur Photo/Vidéo, interrogeant la mise en espace des images au croisement de l’art et cinéma. Elle explore aussi les nouvelles écritures documentaires. Dans le cadre du collège HTC, elle propose des cours sur la littérature, la poésie contemporaine et les enjeux de la traduction. Son travail se situe entre cinéma, écriture et théorie. Elle a dirigé la collection d’écrits cinématographiques « faux raccord » chez Post-éditions. C’est dans ce cadre qu’elle a publié Vie et mort des aoûtiens – hantise du scénario (2015). Elle écrit régulièrement des articles critiques sur le cinéma. Elle travaille actuellement à la rédaction d’un livre sur le son de la guerre en Israël et Palestine. C’est dans ce même contexte territorial qu’elle a réalisé deux films Parades (co-réalisé avec Thomas Bauer) et Foedora. Actuellement, elle travaille à l'écriture d'un film sur les phénomènes de la Villa Carmen, premières expériences spirites qui ont eu lieu dans l’Algérie coloniale du début du 20ième siècle. Publications : |
Auteure et réalisatrice | |
Elsa Boyer
Elsa BoyerElsa Boyer est écrivaine, théoricienne et traductrice. Elle a fait paraître huit récits aux éditions P.O.L et MF qui interrogent, chacun à leur manière, notre environnement médiatique et numérique contemporain, la façon dont il façonne nos perceptions et affects, que ce soit les images des réseaux sociaux, des jeux vidéo, les images du sport ou de la politique. Elle écrit aussi de la poésie et a publié Laminaire aux éditions Zoème (2024). Elle traduit des essais, de la fiction (Heather Lewis, Le règlement, P.O.L, 2010 ; Denis Cooper, Le fol marbre, P.O.L, 2016 ; J'ai fait un vœu, P.O.L, 2022) et, avec Camille Pageard, de la poésie (Verity Spott, Désolation, MPLH, 2021 ; CAConrad, En attendant de mourir à son tour, P.O.L, 2022). Elle a publié un essai intitulé Le conflit des perceptions (MF, 2015) sur la technologie, les jeux vidéo et la phénoménologie. Un autre essai sur Alan Turing, l'intelligence artificielle et les questions de genre dans le numérique est paru aux éditions Pérégrines (Turing, Pérégrines, 2023). Elle enseigne la théorie des médias, les humanités numériques et les questions touchant aux écritures contemporaines à l'École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Mister, P.O.L, 2014 |
Théoricienne, autrice et traductrice |