Ouaf Ouarrf Woof
Maxime Chevalier
Ouaf Ouarrf Woof
Si le titre se veut absurde, il fait écho au catalogue de gestes sculpturaux qui compose l’installation, donnant l’impression d’une pièce tragi-comique.
Le projet
Convocation de la figure du chien errant, perro callejero en espagnol : chien qui arpente librement les rues. Si le titre se veut absurde, il fait écho au catalogue de gestes sculpturaux qui compose l’installation, donnant l’impression d’une pièce tragi-comique. Chaque sculpture naît d’un aller-retour entre la rue et l’atelier. Bois, métal, livres, mobilier, vidéos glanées sur Internet, cartons, câbles électriques sont récoltés : déchets du capitalisme, formes reconnaissables, objets désenchantés. La matière se plie au gré de l’imagination : de vieux bouts de bois, je dessine un bateau, d’un cône de chantier naît une amphore, plus loin une peluche se métamorphose en dieu grec.
La matière s’empile parfois pour créer des totems équilibristes. Des fragments de corps apparaissent, moulés dans les matériaux mêmes censés les accueillir, ils se figent, ou plutôt se gainent et se relèvent comme imitation de sculpture classique.
Les volumes, nés de l’assemblage, de la taille de bois et du moulage, s’organisent en un ensemble de formes qui célèbrent la vie, la ville, et les créatures qui l’habitent.
Légende : Sculpture/Installation.