Armure cousue main (c’est la fin du monde et c’est stressant)
Alice Coquelle
Armure cousue main (c’est la fin du monde et c’est stressant)
« En s’ouvrant à l’étrange, on peut repenser le monde ».
Le projet
« Pourquoi se satisfaire de vivre dans les ruines du capitalisme quand la science-fiction nous permet de créer des mondes ? » — Alice Carabédian
« Armure cousue main (c’est la fin du monde et c’est stressant) » est un lieu où affronter la peur de l’effondrement devient possible.
En utilisant la science-fiction comme outil de réparation, nous pouvons imaginer une désaffiliation du réel, une rupture qui autorise l’émergence de nouvelles formes de penser. Il ne s’agit pas de combler un manque de l’être, mais de le dépasser pour s’ouvrir à l’étrange. En s’ouvrant à l’étrange, on peut repenser le monde. Dans cette autre réalité, la communauté prime sur l’individualisme capitaliste. Face à notre présent qui glisse chaque jour davantage vers la dystopie, une série d’armures cousues main se déploie. Le textile devient sensible, espace de résistance, vecteur de nouveaux imaginaires. Il rend possible un autre univers, à partir de costumes.
Les corps se déploient, saisissent des planètes, s’entrelacent dans une étreinte étrange. Les moments de collectif deviennent résistance sociale et culturelle, poches de solidarité et d’adelphité. Ils ravivent l’espoir d’un monde plus juste et durable, à rebours des logiques d’isolement et de domination.
Légende : Peinture pigmentaire, tissus, toiles, bois, crayons de couleur, perles.