Informations
7 mai 2026
17h30 - 20h00
École des Arts Décoratifs - PSL
Amphithéâtre Rodin
31 rue d’Ulm, Paris Ve
L’Ecole des Arts Décoratifs – PSL accueille une projection suivie d’un échange autour du film Les rêves que nous partagions de Valentina Leduc Navarro. Organisé par le collège « Histoire, Théorie et Critique » et le groupe de recherche « Art, design et société » d’EnsadLab, cet événement s’inscrit pleinement dans les réflexions portées par l’École sur les liens entre création, territoires et engagements contemporains.
Produit en 2025 et encore inédit en France, ce film propose une traversée sensible de territoires en lutte, du Chiapas au nord de l’Allemagne, en passant par l’Espagne et le Mexique. Tourné dans plus de dix lieux, il dessine une cartographie de résistances et d’espoirs, reliant des communautés engagées dans la défense de la terre, de l’eau et des modes de vie autonomes. Des Caracoles zapatistes à Lützerath, de Froxán à Puebla, il met en lumière les résonances entre ces luttes locales et les solidarités transnationales qui s’y inventent.
À travers ces récits, le film ouvre également une perspective vers un futur possible, projeté en 2050, en explorant les conditions d’un changement global fondé sur la coopération, le renforcement des réseaux communautaires et la prise en charge collective du vivant.
La projection sera suivie d’un débat avec Valentina Leduc Navarro et Barbara Glowczewski, anthropologue spécialiste des luttes autochtones et des territoires en construction d’autonomie. La rencontre sera animée par Francesca Cozzolino, enseignante à l’École des Arts Décoratifs – PSL.
Le film a été sélectionné dans la section « Documentaire mexicain » de la 23e édition du Festival international du film de Morelia (2025) et marque le premier long métrage de Valentina Leduc Navarro, figure majeure du documentaire mexicain contemporain.
Les rêves que nous partageons, de Valentina Leduc Navarro, réalisatrice mexicaine, est un film produit en 2025, pas encore diffusé en France.
Tourné dans plus de dix lieux au Mexique et en Europe, le film trace une géographie de résistances et d’espoirs reliant territoires, langues et luttes : des Caracoles zapatistes au Chiapas, où s’inventent des formes de vie autonomes, à Lützerath en Allemagne, où des militant·e·s s’opposent à l’une des plus grandes mines de charbon d’Europe ; de Froxán en Espagne, où des communautés reconstituent une forêt détruite par la monoculture d’eucalyptus, à Puebla au Mexique, où les communautés cholultèques luttent contre des entreprises extractives pour défendre l’eau et leur territoire.
Le film met en lumière ces résonances transatlantiques et les liens de solidarités qui se tissent entre mouvements engagés dans la défense de la terre et de l’eau. Il propose également une projection vers une année utopique, 2050, en portant un regard sensible sur les conditions d’un changement global : renforcement des réseaux communautaires, convergence des luttes et prise en charge collective de la vie.
Lors de cette rencontre, la projection du film sera suivie d’un débat avec Valentina Leduc Navarro, réalisatrice du film, et avec l’anthropologue Barbara Glowczewski, spécialiste des luttes autochtones et des territoires en construction d’autonomie, tels que la ZAD de Notre-Dame-des-Landes. La rencontre sera animée par Francesca Cozzolino, anthropologue et enseignante à l’École des Arts Décoratifs-PSL. Cet événement est organisé dans le cadre des activités du collège « Histoire, théorie et critique » de l’Ecole des Arts Décoratifs-PSL et du groupe de recherche « Art, design et société » d’EnsadLab.
Le film a fait partie de la sélection officielle de la section « Documentaire mexicain » de la 23e édition du Festival international du film de Morelia (2025). Il s’agit du premier long métrage en tant que réalisatrice de l’une des figures les plus influentes du cinéma documentaire mexicain de ces dernières décennies.
Biographies
Valentina Leduc Navarro
L’une des monteuses de films les plus réputées du Mexique, Valentina Leduc Navarro a imprimé sa vision et sa proposition narrative dans des longs métrages tels que Plaza de la Soledad, de Maya Goded (2015) ; Las oscuras primaveras, d’Ernesto Contreras (2013) ; Vuelve a la vida, de Carlos Hagerman (2013) ; Tiempo Suspendido, de Natalia Bruschtein (coédité, 2013) ; Los que se quedan, de Juan Carlos Rulfo et Carlos Hagerman (2008), Cobrador, In God We Trust, de Paul Leduc (2006), et En el hoyo, de Juan Carlos Rulfo (2006), pour n’en citer que quelques-uns. Valentina a remporté quatre prix Ariel, décernés par l’Académie mexicaine des arts et des sciences cinématographiques, pour son travail de monteuse et de réalisatrice. Elle a également réalisé des courts métrages, des documentaires pour la télévision et des séries télévisées. Elle a été membre du jury de divers festivals et intervient régulièrement lors de séminaires et de workshop au Mexique et à l'étranger.
Barbara Glowczewski
Anthropologue et ethnologue, Barbara Glowczewski est directrice de recherche émérite au CNRS, au Laboratoire d’anthropologie sociale du Collège de France. Elle travaille avec les Aborigènes d’Australie depuis plus de 45 ans (dans le désert central, le Kimberley et à Palm Island). Ses recherches interrogent les modes d’attachement à la terre dans différents contextes, en France hexagonale comme en outre-mer, notamment en Polynésie française et en Guyane. Autrice de nombreux articles et ouvrages, parmi lesquels Les Rêveurs du désert (Plon, 1989 ; Actes Sud, 1996), Rêves en colère (Plon, 2004) et Réveiller les esprits de la terre (Dehors, 2021), elle explore les relations entre territoires, cosmologies et engagements politiques, à partir d’enquêtes menées auprès de communautés aborigènes et de collectifs engagés dans le soin de la terre et de l’eau. Elle développe également des formes de restitution audiovisuelle de ses recherches, à la fois innovantes et expérimentales.