Informations
Du 8 au 26 avril 2026
Entrée libre
Grande Halle de La Villette
211 avenue Jean Jaurès
Paris XIXe
Un tremplin pour la jeune création
Depuis 2018, 100% L’EXPO propose chaque année un panorama de la jeune création française, en accès libre et gratuit, à la Grande Halle de La Villette. Pensée comme un espace d’expérimentation et de visibilité, l’exposition offre à de jeunes artistes récemment diplômé·es l’opportunité de présenter des œuvres inédites dans un contexte professionnel.
Pour cette 8e édition, une trentaine d’artistes, issus de dix-neuf écoles d’art françaises, sont réuni·es, reflétant la diversité des pratiques contemporaines.
Ni exposition thématique, ni salon, 100% L’EXPO compose un paysage ouvert, où médiums, formes et récits se croisent. Sur plus de 3 000 m², les œuvres interrogent les manières de faire, de penser et de se situer en tant qu’artiste aujourd’hui.
Une diplômée de l’École des Arts Décoratifs – PSL parmi les artistes invités
Parmi les artistes sélectionné·es figure Tatiana Da Silva Vaz, diplômée en 2023 de l’École des Arts Décoratifs – PSL, secteur Design Vêtement et Accessoire.
Son travail se déploie à la croisée du design et des arts plastiques. À partir d’une pratique initialement liée au vêtement, elle développe aujourd’hui des formes qui relèvent de l’installation, de la sculpture ou de la peinture.
Née au Portugal et arrivée en France dans un contexte de migration, Tatiana Da Silva Vaz inscrit sa démarche dans une réflexion sur l’identité, les constructions sociales et culturelles, et la place du corps de la femme noire dans la société. Ses œuvres, réalisées à partir de textiles, cuir, argile ou tissage, accordent une attention particulière aux notions de peau, d’empreinte et de trace.
Le corps comme espace de transformation
Son projet de fin d’études, La Traversée – Corps sans corps, constitue un point d’ancrage important dans sa recherche.
Ce travail explore la mutation des corps noirs dans l’espace social européen, à travers l’image d’un corps en déplacement, transformé par les normes et les contraintes qu’il traverse. Le corps y apparaît comme un lieu de tensions, façonné par des forces historiques, sociales et économiques.
À travers des formes sculptées en cuir, des objets moulés ou altérés — sacs, chaussures, masques ou bijoux — l’artiste construit un récit fait de traces et de déplacements. L’usure, l’empreinte et la matière deviennent les témoins d’une transformation à la fois physique et intérieure.
Ce travail, à la fois personnel et universel, se prolonge aujourd’hui dans sa pratique artistique présentée dans 100% L’EXPO.