Tentative de débordement
Alexandre-Esteban Hernandez
Tentative de débordement
« Récit d’une submersion par l’image et ses représentations, Tentative de débordement est également la quête d’un ermitage d’où il serait encore possible de résister et d’entendre cette voix antérieure aux mots ».
Le projet
Au cœur de ce récit, deux personnages évoluent au sein de deux univers parallèles : l’un onirique, l’autre quasi réel. Le premier, Moeb, voyage dans un monde chaotique, expansif et silencieux. Le second, l’alter-ego, cherche par tous les moyens à s’extraire de sa réalité normée, limitée, quadrillée, où le dogme des correspondances a pris le pas sur son expérience sensible. Au travers de ces deux personnages, l’un parlant en silence tout en demeurant dans la langue onirique de la matière, et l’autre pris au piège d’un monde bavard dévoré par la production des images et des récits, le territoire du langage perdu entre les mots et les choses est questionné. Celui d’avant la voix. Celui de « l’infans » où l’on ne parle pas encore. Cet autrefois où le monde autour n’était encore que sensation, enchevêtrement de lignes, halos de lumière et rêves.
Récit d’une submersion par l’image et ses représentations, Tentative de débordement est également la quête d’un ermitage d’où il serait encore possible de résister et d’entendre cette voix antérieure aux mots ; et, en funambule, continuer à en dérouler la ligne sinueuse et fragile.
Projet soutenu par le NID, Chaire Nouveaux Imaginaires du Dessin/Hermès.
Légende : Bande dessinée imprimée en risographie bichrome noir et orange comptant 160 pages, couverture en sérigraphie et gravures sur bois.