À travers les rues, lorsqu'iels redessinent leurs places dans l’urbanité
Clémentine Jocteur Monrozier
À travers les rues, lorsqu'iels redessinent leurs places dans l’urbanité
« « À Travers les Rues » est un espace itinérant de centre-ville en centre-ville, où l’on s’exprime à propos de nos vécus, où l’on assiste à des conférences-débats, participe à des ateliers cartographiques…Autant d’échanges et de mots posés, rendus visibles car au milieu de l’espace public ».
Le projet
« Je me pose la question de l’impact d’un nouvel imaginaire pour mes sœurs et moi, pour tous les vécus sexisés dans l’urbanité. Je peins avec la même terre qui me sert à modeler des édifices de deux centimètres de haut. Car si je parle de la ville, alors je dois me la représenter. Il faut que je la questionne, que je me la réapproprie, que je l’éprouve seule et l’éprouve avec les autres. Je construis des villes de terre où j’y dessine et colle des théâtres parasites. J’imagine un urbanisme transitoire sans tasseau de pin qui ose prendre de la place. »
« À Travers les Rues » est un espace itinérant de centre-ville en centre-ville, où l’on s’exprime à propos de nos vécus, où l’on assiste à des conférences-débats, participe à des ateliers cartographiques [...] Autant d’échanges et de mots posés, rendus visibles car au milieu de l’espace public. Pour définir une construction en amont, appropriable par d’autres, il a fallu inventer un langage. Un langage par la terre des lieux où il s’inscrit, un langage de module qui se répand et que l’on dessine aussi simplement que des majuscules noires sur une feuille A4.
Légende : technique mixte, terre, enduit chaux-lin